Depuis 2006 qu’il a été propulsé au devant de la scène publique le chevronné Nicaise Fagnon vole de succès en succès. Il a marqué d’une encre indélébile son passage à la tête de la Sonapra. Une société qu’il a sorti du gouffre, de l’abîme pour en faire une entreprise vivable. Ses éclatants résultats ont fait que le chef de l’Etat lui a fait appel pour conduire la politique des grands travaux sur laquelle Boni Yayi a basé son quinquennat. Là encore le ministre Nicaise Fagnon a mis son savoir-faire, sa détermination et sa fougue au service du développement de la route, du désenclavement des contrées reculées et de la suivie des grands chantiers de l’Etat. L’achèvement dans les délais des nombreux travaux en chantier avant sa prise de fonction en est une preuve éloquente. Dans ce registre, on peut rappeler la réception et la mise en service les passages à niveau de Houéyiho et de Ganhi à Cotonou ; l’inauguration de la route Djougou- N’dali ; la mise en service des postes de péage/ pesage d’Ahozon dans l’Atlantique etc qui sont intervenus à bonne date sous la diligence du ministre Nicaise Fagnon. Dans un autre registre, on peut rappeler la reprise de nombreux chantiers alors abandonnés pour des raisons diverses. C’est le cas de la route Bonou – Dangbo- Akpro-Missérété- Kpédékpo, de la réfection, de l’élargissement et du bitumage du tronçon Godomey- Akassato etc… Le ministre s’illustre aussi par l’ouverture des pistes rurales sur toute l’étendue du territoire national. Bref, avec Nicaise Fagnon, le vocable « le Bénin en chantier» n’est plus une incantation puérile qui fait la risée d’opposants en panne d’inspiration. Curieusement le ministre Fagnon qui devrait être encouragé et félicité par tous est victime d’une curieuse cabale qui ne s’explique pas. C’est ce qui fait dire (à raison) à nombre de compatriotes que Nicaise Fagnon est victime de ses succès. En tout cas, il n’y a, aucune autre explication à donner à l’acharnement dont il est victime depuis quelque temps. Sinon, comment comprendre qu’au moment où l’opposition était supposée descendre dans la rue pour dénoncer la crise qui perdurait dans le secteur de la santé, Adrien Houngbédji un des orateurs qui haranguait la foule s’en prend vertement au ministre Fagnon comme si c’était l’objet de la marche. Mais le peuple n’étant plus dupe sait désormais qu’un groupuscule en veut à Fagnon parce qu’il a des succès. Autrement dit il est victime de « béninoiserie».
Ken EGBIN

