Le projet phare et très novateur que le ministre Badarou a initié dès sa prise de fonction est la construction des tours jumelles. Il est parti du constat que l’enceinte portuaire, qui n’est pas faite pour recevoir des bureaux et autres, est engorgée. Une enceinte portuaire, c’est d’abord et avant tout de l’espace pour l’entreposage des marchandises. C’est pourquoi, il envisage de raser les bureaux du port autonome de Cotonou, de la douane, de la police, etc, pour avoir beaucoup plus d’espace dans l’enceinte portuaire. Cette opération permettra de gagner 20 à 30 hectares. Il a, en conséquence décidé de construire deux tours d’au moins 18 niveaux qui vont non seulement contenir les agents qui travaillent dans les bureaux au niveau de l’enceinte portuaire mais aussi recevoir tous ceux qui opèrent au niveau du port de Cotonou. C’est ce qu’il dénomme le Centre des affaires maritimes. Aux dires du Ministre, l’étude architecturale est prête et ces tours seront réalisées sous peu. Toutes les formalités se feront alors au même endroit, ce qui induit la facilitation de la tâche pour l’informatisation. Ainsi, les marchandises qui arrivent à Cotonou pourront sortir très rapidement. En ce qui concerne le financement de ces deux tours, le ministre compte s’appuyer sur le partenariat public-privé. Des opérateurs économiques privés et la Boad manifestent d’ailleurs un grand intérêt pour ce projet dont le coût approximatif avoisine les 30milliards de FCFA.
La réalisation de ces tours représente pour les opérateurs économiques la fin des tracasseries douanières et formalités portuaires. Raison pour laquelle, ils doivent sauter sur ce projet et permettre à l’Etat béninois de leur donner le cadre idéal pour l’accélération de leurs enlèvements. Le travail est immense et le temps presse. Il faut donc mettre les bouchées doubles.
Ulrich Vital A.


