On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Cet adage ne semble pas du goût de certains ennemis du développement de l’université béninoise. Le prix en est les derniers soulèvements orchestrés par certaines mains noires et qui visent à soulever les étudiants gratuitement pour une cause qu’ils ne maîtrisent apparemment même pas. Cette ambiance de grèves, sit-in et autres formes d’avertissement paraissent de plus en plus suspects du point de vue des motivations réelles de ces agissements sur le campus de l’Uac. Ce tableau triste renforcé la semaine dernière par la sortie apparemment suscitée des étudiants de l’EPAC pour vilipender quelque chose qu’ils ne connaissent même pas, semble en net déphasage avec les soucis de l’exécutif à travers le ministère de l’enseignement supérieurs et de la recherche scientifique pour des réformes profondes du système universitaire nationale. Loin de s’aligner derrières ces imposteurs de la prime à l’immobilisme suicidaire, le ministre François Abiola continue sa mission de mise en œuvre des réformes urgentes pour une université moderne au Bénin. Voici plutôt son discours d’ouverture du 2eme colloque des sciences, culture et technologies de l’Uac du 26 au 29 mai 2009 dernier, qui se veut très élogieux à ce propos :
Discours du professeur François Abiola, Mesrs
Je voudrais avant tout vous remercier tous pour avoir fait le déplacement jusqu’à nous afin de participer au colloque des sciences, des cultures et des technologies qu’organise ici même et pendant une semaine l’université d’Abomey-Calavi.
Ce sera pour les responsable de nos universités, l’occasion de partager avec vous tous, chercheurs du Bénin et d’ailleurs, les résultats des recherches entreprises et de discuter aussi, dans certains cas de l’impact de ces recherches sur notre vie de tous les jours.
Mesdames et messieurs
L’université est et doit rester un haut lieu du savoir, d’innovation et de fabrication de génies dont rêvent tous les jeunes du monde entier. Je sais que c’est votre compréhension de notre présence sur les campus universitaires. Nous devons tout faire afin que ceci ne soit jamais démenti. Ce faisant, nous mériterons plus de la nation en considération, en respect et pourquoi pas en honneur.
Nous devons être préoccupés par la pertinence et l’efficacité externe de nos filières de formation dont la mesure est pratiquement facile à aborder. A quoi servent ces formations que nous dispenserons çà et là ? que deviennent dans la société tous ces diplômés que nous avons fabriqués ? Quelles chances ont-ils d’être captés par le marché du travail ?
Mesdames et messieurs,
Vous conviendrez avec moi que ne serait-ce que pour elles, nos filières professionnelles et techniques ne doivent pas trop s’écarter du contexte socio-économique de notre pays. Quel est la demande du marché de travail ? Comment faire pour que nos diplômées y trouvent leur compte ? je sais que là aussi, c’est votre préoccupation.Pendant une semaine, vous allez discuter de la contribution des laboratoires de recherche universitaire à la formation des compétences et au développement technologiques, socio-économique et culturel des nations.
J’ai bien apprécié la diversité des thèmes qui seront présentés et je félicite tous ceux qui les développeront.
Mesdames et messieurs,
Au-delà de tout, quel est l’impact de toutes ces recherches pour le développement de nos pays aux moyens limités et qui contrastent largement avec l’impatience de nos compatriotes.
Nous devons par endroit revoir la pertinence de nos thèmes de recherche. C’est vrai qu’il est parfois difficile de faire la différence entre les recherches universitaires, celles là qui sont conduites pour essentiellement avoir des publications et dont l’intérêt pour l’homme politique n’est pas si évident.
Je vous invite à réfléchir plus à la pertinence de la plupart des thèmes de recherche afin qu’ils soient dignes d’intérêt, dont le financement ne doit pas poser de problèmes insurmontables..
En prenant de plus en plus en compte les orientations et les ^préoccupations de développement de nos pays, nous allons bien sûre avoir cette synergie entre le développeur et l’enseignant par la recherche.
Pour y aider, nous allons organiser à très court terme dans nos universités et avec l’implication du gouvernement et la participation effective du ministre d’Etat chargé de la prospective et du développement, des séminaires pour une meilleure connaissance par nos universitaires, des préoccupations du gouvernement pour le développement de notre pays.
Si nous avons des thèmes de recherche qui portent sur ces préoccupations, je suis sûre que leur financement n’en sera que plus facilité.
Mesdames et messieurs,
Au moment où certains pays commencent à vivre les affres de la présente crise mondiale, nous nous devons d’être plus entreprenants, plus ingénieux et plus ambitieux pour nos enseignements, nos recherches et nos prestations de services.
C’est vrai et on ne peut le passer sous silence.
Des contraintes majeures nous empêchent d’atteindre aujourd’hui les performances voulues.
Rappelons parmi elles :
- Le nombre de nos étudiants qui ne cesse d’augmenter
- L’insuffisance notable des enseignants
- L’insuffisance des infrastructures
- L’insuffisance dans l’équipement de ns laboratoires
Le gouvernement à déjà montré qu’il en a largement pris conscience y compris les conditions de revalorisation de la fonction enseignante.
Mesdames et messieurs,
Des efforts sensibles sont fournis par de nombreux chercheurs et dans les laboratoires du Bénin et de la sous région pour accomplir leur mission dans la plus grande quiétude. Je n’en veux pour preuve que le taux de succès aux sessions du Cames de nos enseignants-chercheurs, les prix nationaux obtenus par les chercheurs le 30 Juin de chaque année, journée consacrée à la célébration de la recherche scientifique et technique. Je saisi la présente occasion pour féliciter tous les enseignants-chercheurs concernés.
C’est en espérant que la présente rencontre sera l’occasion d’opérer les réglages nécessaires que je déclare ouvertes les manifestations du 2ème colloque des sciences, culture et technologies de l’Université d’Abomey-Calavi.
Fidèle VODOUNON



Préoccupé de la degradation sans précedant que connait le continent Africain,je trouve qu’il est temps que nous definissions le role de nos universités,le profil des produits que la societé attend d’elles et leur apport réel dans la societé.le relevement du défi Africain ,doit,à mon humble avis passer par l’université.les reformes sont nécessaires pour ne pas faire d’elle concervatrice du savoir seulement mais surtout innovatrice et apte à changer l’image de l’Afrique