Mercredi 20 Mai 2009, c’est la date retenue par l’autorité préfectorale Armand Maurice NOUATIN du Zou et des Collines pour rendre effective l’élection du nouveau conseil communal de la ville de Covè. Malgré le grand retard qu’a accusé l’invitation du Préfet, tous les conseillers ont répondu présent à l’exception du seul élu de la Renaissance du Bénin qui s’est fait représenter par une procuration signée en bonne et dû forme confiée à un conseiller du parti Force Clé. Les populations et autres curieux nombreux sur les lieux ont assisté à un véritable spectacle savamment orchestré par les 5 conseillers minoritaires des FCBE et épaulé par le Préfet du Zou et des Collines Armand Maurice NOUATIN. En effet, les premiers votes ont porté à la tête de la commune Monsieur Clément A. ALOKPON et Borgias ALITONOU respectivement élu Maire et premier adjoint de Covè. Les conseillers du Parti Force Clé jouissaient ainsi de leur majorité. Ce qui n’est pas du goût des autres conseillers FCBE qui n’ont pas voulu accepter leur cuissant échec. C’est à partir de ce moment que François Lègba, l’un des élus sur la liste FCBE a commencé à semer du désordre et donc a préféré abandonner les lieux ( conscient certainement du sort réservé aux FCBE). Chose paradoxale, le corum est toujours atteint mais à la surprise de tous le Préfet Armand Nouatin se lève lui aussi pour prononcer la suspension de la séance. Une attitude qui semble donner raison à ceux qui pensent que le Préfet NOUATIN n’a jamais respecté les textes de la République et donc viole constamment les principes administratifs. Le Préfet du Zou et des Collines vient de démonstrer clairement sa couleur politique. Il vient indiscutablement de honnir l’UDD-Wologuèdè dont il est membre. La suspension de la séance ne se repose sur aucune base valable. On comprend alors pourquoi les lieux ont été fortement militarisés et la presse interdite d’accès. A la suite du feuilleton désolant, les populations sont descendues sur la Mairie pour protester contre le comportement maladroit et bien téléguidé des élus FCBE qui ont passé par la brouille pour empêcher la suite du processus du vote. Selon certaines indiscrétions, après leur récréation, tous auraient tenu le même jour une réunion secrète avec le Préfet Armand Maurice NOUATIN pour discuter des nouvelles stratégies à mettre en place pour récupérer le seul élu de la Renaissance du Bénin qui donne aujourd’hui la chance à Force Clé. Mieux, des instructions auraient été données pour que le Préfet retarde la suite de ces élections à Covè. Une manière qui inspire indignation profonde. La Mairie de Covè est toujours paralysée à cause de ce groupuscule de conseillers FCBE avec comme complice direct le Préfet Armand Nouatin. Oui! parce que ce dernier d’abord n’a pas respecté le delai fixé par la cour suprême. Depuis le 18 Mars où l’institution en charge des contentieux électoraux a livré sa décision, c’est le Mercredi 20 Mai soit deux mois après que le Préfet NOUATIN a eu le plaisir de la mettre en application à sa manière. Une désolation qui frise d’un grand complot ourdi contre les administrés de la ville de Covè.
YAYI doit prendre ses responsabilités vis à vis du Préfet NOUATIN
Le Président de la République le Docteur Boni YAYI n’a plus droit à l’erreur. L’acte que vient de poser le Préfet Armand Maurice NOUATIN ne l’arrange pas. Le rendez-vous de 2011 dans cette commune a déjà pris un coup dans la mesure où le Préfet de l’UDD-Wologuèdè, par cet acte vient de lui glisser des peaux de banane. Et pour cause, les actions absurdes du Préfet sont trop flagrantes. Les gens murmurent et voient aujourd’hui clairement que la pemière autorité du Zou et des collines ne veut pas aider le Chef de l’Etat dans ses ambitions de construction de la paix. C’est vraiment surprenant que l’homme qui a géré le service de la tutelle et du contentieux pendant des années à la préfecture d’Abomey puisse aujourd’hui jouer à l’élève ignorant des règles les plus élémentaires en matière d’administration locale. La réaction du Préfet sur la situation à Covè est suspecte. Est-ce le Chef de l’Etat qui a demandé tout ça? Ou bien, c’est juste une consigne reçue de son leader politique l’honorable Zéphirin KINDJANHOUNDE? En tout cas la question reste posée et il est urgent que le Chef de l’Etat prenne les taureaux par les cornes pour éviter que certaines autorités que lui même a nommées deviennent encore ses adversaires masqués. Dossier à suivre!
Maxime LISSANON


