Les propos tenus par le ministre Nicaise Fagnon à Dassa et pour lesquels il a exprimé à plusieurs reprises et partout partout ses regrets continuent malheureusement de provoquer des réactions au sein de la classe politique. La dernière en date est celle du président du parti du Renouveau Démocratique Me Adrien Houngbédji sur Radio France internationale. Une réaction tardive et anachronique au regard des derniers évènements. Car le ministre Fagnon au cours d’une conférence de presse a exprimé ses regrets et demandé que ses propos ne soient isolés du contexte dans lequel il les avait exprimés. Les déclarations de Nicaise Fagnon faut-il le rappeler sont intervenus après des injures publiques proférées à l’endroit du chef de l’Etat par un colonel de l’armée de surcroît ancien ministre. D’ailleurs plusieurs députés l’ont interpellé à ce propos. C’est donc avec grande surprise qu’on constate que le leader des tchoco tchoco qui refuse de porter le manteau de chef de l’opposition a transporté ce petit écart de langage du ministre sur le plan international. Car faut-il le rappeler RFI est une chaîne mondiale. Incapable d’animer la vie politique au Bénin, même au parlement où il est sensé exprimer ses opinions et ses états d’âme, l’homme s’est abonné au silence. C’est à croire que les actes de Boni Yayi le séduisent au point où il manque de mot pour parler en politique. L’on se demande s’il a fini d’utiliser les mots les plus forts de son dico que sont (gouvernement ventilateur ; ce qu’il font c’est de l’improvisation, de la navigation à vue et récemment la coquille vide qualificatif qu’il a donné au décret portant statut de l’opposition pour fuir ses responsabilités comme il en a l’habitude). De toute évidence, cette réaction tardive de Houngbédji sonne comme un coup d’épée dans l’eau et cache bien d’autres intensions tel le postulat secret de montrer au plan international que tout va mal au Bénin et que l’actuel gouvernement est le pire que le Bénin ait jamais connu. C’est bien dommage.
Ken Egbin


