Le vote des lois relatives à la LEPI et la désignation effective des députés devant représenter le Bénin dans les parlements régionaux sonnent comme une victoire de la mouvance présidentielle sur les forces coalisées de l’opposition non déclarée. Les déclarations et prises de position qui ont précédé le vote, et qui laissaient planer le doute sur la capacité des députés à doter le Bénin d’un tel instrument électorale ont été vite dissipés. Ceci à cause du patriotisme et de l’engagement politique de Rosine Soglo venue comme le messi. Mais au-delà de cet engagement patriotique des députés de la Renaissance du Bénin et de la majorité de leurs collègues des FCBE, le vote des lois sur la LEPI et la désignation des représentants du Bénin dans les parlement régionaux et à la haute cour de justice se présente comme une victoire politique du président de la République. Car, pour avoir annoncer qu’il n’y aurait
pas d’élections sans LEPI, Boni Yayi avait pris un gros risque politique qui pourrait se retourner contre lui. De l’autre côté, le ping-pong entre l’Assemblé Nationale et la Cour Constitutionnelle sur la désignation des représentants du parlement devant siéger à la Haute cour de Justice autour des concepts de majorité et de minorité. Une situation pour laquelle nombre de députés des forces d’opposition imputent la responsabilité à Boni Yayi et à Mathurin Nago. L’évacuation de ces deux grands dossiers de l’ordre du jour de la première session parlementaire de l’Assemblée, révèle au grand jour les difficultés et les dissensions internes au sein des forces de l’opposition. Le G4 doit encore inventer ses idéaux en conciliant le radicalisme du PRD et du Psd au pragmatisme de la RB. Le G13 tend vers le déclin avec le volte face de Rachidi Gbadamassi et les dernières prises de position de l’honorable Edmond Agoua. Toutes choses qui fragilisent cette alliance. Ce qui de toute évidence profite à la mouvance présidentielle et au chef de l’Etat le Docteur Thomas Boni Yayi.
Dieu-Donné KATAKOULA




