
Au fur et à mesure que l’on approche les échéances fatidiques de 2011, les acteurs de la vie politique nationale huilent leur machine et mettent leur troupe en ordre de bataille. C’est dans ce registre que, le week-end dernier, le ministre de travaux publics Nicaise Kotchami fagnon et les siens ont crée un événement dans son Dassa natal. Il s’agit de la naissance d’un mastodonte mouvement politique dénommé Cauris A Part Entière (CAPE-FCBE). Un mouvement né de la fédération de dizaines d’autres mouvements et parti politiques entièrement acquis à la cause du chef de l’Etat le Docteur Boni Yayi et de son idéologie, le changement. C’était en présence de millier de partisans, sympathisants, amis et de quelques caciques de la classe politique béninoise. La chefferie traditionnelle, les chefs coutumiers et les têtes couronnées n’ont pas voulu se faire compter l’événement. L’occasion a été également au ministre de travaux publics de présenter au peuple venu de toutes les contrées du Bénin le bilan du docteur Boni Yayi en trois ans de gestion de pouvoir. Lisez l’intégralité de sa déclaration.
Message du ministre Nicaise Fagnon
« Un nouveau jour s’élève dans les Collines »
« Ce que j’ai vu ici est un bon signe. Un bon signe parce que les hommes peuvent être divisés, des familles peuvent être divisées. Mais je constate qu’en ce qui concerne le développement, en ce qui concerne la vision du changement autour de Boni Yayi. Il y a convergence. Si tous mes aînés qu’on dit divisés se retrouvent aujourd’hui ici, je dois rendre grâce à Dieu. Un nouveau jour s’élève dans les Collines, à Dassa. C’est l’expression plurielle et non la division. La récréation est terminée dans les Collines. Il n’y a plus de place pour les imposteurs de la division entre les mahi et idaasha et entre mahis et nago. La récréation est terminée parce qu’il n’y a plus de place pour quelque division tribale que ce soit, il n’y a plus de place pour ceux qui vont nous arriérer alors que nous allons devant. Je demande à tout le peuple idaasha et mahi de nous suivre. Le mouvement n’est pas un nouveau mouvement. « Cauris à part entière » c’est-à-dire que le Cauris ne saurait être divisé sinon, ce n’est pas cauris. Nous ne voulons plus de Cauris fendillé. L’Anc de Nelson Mandela est constituée de plusieurs entités qui en réalité font la convergence, l’unité et la solidité. Notre devise, c’est ensemble, nous sommes plus fort. Nous sommes à l’ère de la mondialisation, les pays de l’Europe sont passés de sept aujourd’hui à plusieurs dizaines. Il y a cette coalition globale dans le monde qui fait qu’on ne peut pas comprendre que dans notre pays, le Bénin, on ne puisse pas s’unir autour des idéaux du développement. A travers l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, nous lisons la venue d’un messie, un messie que Dieu a pourvu à notre pays. Comment comprendre que quelqu’un qui n’est pas connu dans l’arène politique d’un pays soit plébiscité par son peuple, ce n’est pas une congruité d’individus qui vont décider de son départ. C’est un destin scellé depuis l’au-delà. J’ai la charge de défendre la dignité des collines, la rigueur dans la qualité, du rassemblement de toutes les forces en vue du développement. Je ne suis pas d’une commune donnée. Je suis pour la République. Il est temps de reconnaître ce que Boni Yayi fait. En trois ans, s’il n’y a pas eu cette concentration d’efforts dans la sérénité de l’action, Boni Yayi n’aurait pas pu réaliser ces différents types d’ouvrages, on n’aurait pas dû avoir cette vision optimiste qui veut qu’on passe de la houe aux machines, on n’aurait pas la prospérité partagée. C’est ce que certains jaloux qualifient de précipitation. Boni Yayi a amorcé en deux ans, ce qu’aucun chef d’Etat n’a pu faire depuis les indépendances de notre pays. La gratuité de l’enseignement, la gratuité des soins de santé primaire, la gratuité de l’enseignement, la mécanisation de l’agriculture. Il faut qu’on cesse de distraire le peuple et cesser de parler de gâchis. Par rapport aux micro-crédits, les femmes qui ne peuvent pas acheter du pain sont les bénéficiaires de ces micro-crédits. Boni Yayi a le courage de faire un programme sur 30000 kilomètres de pistes rurales. Pour cette année, c’est 25% c’est-à-dire 7500 km de pistes rurales aux côtés des travaux d’entretien courant mécanisé en ce qui concerne mon département de 4000 en terme de linéaire de route en terre. Lorsque vous prenez le programme d’électrification, il y avait encore dix communes non électrifiées parmi lesquelles figure Ouèssè. En dehors de cela, il y a un autre projet d’électrification de 58 autres localités et nous sommes entrain de faire aboutir le troisième projet de 150 localités parmi les chefs d’arrondissement et ceci va toucher plus tard les villages. C’est l’émergence qui est en marche. Il y a aussi des localités qui n’ont pas l’eau potable. Ces localités vont bénéficier d’un vaste programme d’hydraulique villageoise actuellement en exécution. Nous ne connaissons pas d’opposant. Nous seul souci, c’est le développement. Nous sommes dans un combat irréversible et on ne doit pas commettre l’erreur de rompre la chaîne de l’émergence, la chaîne de l’espoir. Nous sommes préoccupé par l’insertion des jeunes par le biais du vaste programme de diversification de l’agriculture. Nous devons changer les mentalités, travailler beaucoup et appuyer la vision du changement de Boni Yayi. L’avenir du Bénin est radieux. Je dis une fois encore, la récréation est terminée et on doit se prendre au sérieux. »
Message de Joseph Sourou ATTIN
« Il n’y a pas de division politique à Dassa »
« …Dès sa prise de fonction en 2006, le président Boni Yayi n’avait qu’un seul objectif : gouverner les Béninois autrement. Son souci, c’est comment faire afin que les Béninois mangent mieux, respirent mieux, vivent mieux…Il s’est donc mis à la tâche touchant tous les secteur. Mais très tôt, le changement de Boni Yayi a désorienté plus d’un. Ceux-là qui ne veulent pas comprendre que le changement, c’est la rapidité dans l’action. Est-il encore nécessaire de revenir sur les nombreuses réformes de Boni Yayi à savoir : la césarienne gratuite, les micro-crédits aux plus pauvres, la gratuité des enseignements maternel et primaire, les infrastructures… C’est un record élogieux en si peu de temps. Je demande à ceux qui fustigent le gouvernement du changement de se taire à jamais. A Dassa, il n’y a pas de division, il n’y a pas de querelle politique à Dassa. Il y a la pluralité démocratique dans la concorde sociale. C’est la culture démocratique qui nous l’impose. Chacun a le droit de s’exprimer si cela suit le même changement. Pour tous ceux qui n’ont pas encore trouvé de place au côté du changement, Boni Yayi a commandé des locomotives pour eux. Il y a assez de places pour eux dans les wagons. C’est parce que le vent du changement est trop frais que certains transpirent. Nous n’avons rien perdu en accompagnant le changement. »
Romuald BOKO

