La séance plénière d’hier jeudi 09 avril 2009 n’a pu s’ouvrir à l’Assemblée nationale. Le blocage lié apparemment aux derniers tiraillements entre la majorité présidentielle et les députés de l’opposition continuent d’étendre ses tentacules avec la démission encore non élucidée de l’honorable Tokou Dari. Une fois de plus hier, la plénière n’a pas eu lieu et cette session extraordinaire se retrouve de fait fermée avec l’ouverture prochaine de la première session extraordinaire de l’année.
Les rapports de forces continuent de prévaloir au sein du parlement béninois. Avec la fermeture exceptionnelle de la session extraordinaire en cours, on assiste une à nouveau cas de figure dans l’histoire du parlement béninois. Pour tout récapitulatif, les députés n’ont rien foutu de cette session extraordinaire qui laissera tout les béninois sur leur faim, en l’occurrence le médiateur qui semblait jouer sa dernière carte à propos de la loi instituant le médiateur de la république même si tout n’était pas gagner d’avance. Désormais, la deuxième session extraordinaire de l’année 2009 passe dans l’histoire et pour preuve. L’article 4 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule : « Conformément à l’article 87 de la constitution, l’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an.
La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des deux sessions ne peut excéder trois mois. » Ainsi, tous les regards sont tournés vers le président de l’Assemblée pour l’annonce de la date d’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2009 et ceci avant le 15 avril et donc dans cinq jours au maximum pour s’en tenir aux dispositions du règlement intérieur.
Que veulent les ‘’G » et ‘’F » ?
On apprend déjà dans les coulisse le boycotte de la prochaine session ordinaire par les forces politiques réunies au sein des G et F. il s’agit là d’un facteur de nouveau bouleversement dans les choses. On assistera alors à une autre forme de blocage sans fondement utilitaire si ce ne sont les intérêts d’un groupe politique engagé dans la voie du non dialogue. A l’allure où vont les choses, on finira par assister à la demande de démission du président de la république si ce n’était pas déjà le cas. Une fois de plus, et comme ces députés en ont donné l’habitude au peuple béninois depuis quelques semaines, ils n’ont pu travailler sur les nombreux points inscrits à l’ordre du jour de cette deuxième session extraordinaire de l’année, encore moins sur les deux derniers points relatifs à la Haac et au statut du médiateur de la république. La dernière raison avancée est l’absence des deux secrétaires parlementaires sans lesquels la plénière ne saurait se dérouler en respect des dispositions du règlement intérieur. Mais dans la panoplie d’excuses brandies par les députés de ce camp politique pour le boycotte de la prochaine session ordinaire, il est inscrit en lettre d’or la démission de l’honorable Tokou Dari don,t la lettre de démission n’a pu encore être lue en séance plénière. Qu’à cela ne tienne. Mais comme l’a dit dernièrement l’honorable Aholou Kêkê, on ne saurait assurer la sécurité d’un disparu volontaire. En somme, c’est l’arbre qui cache la forêt. Quel bilan les députés pourront faire au peuple béninois de cette session ? C’est la question qui se pose et qui prouve que l’avènement d’une nouvelle donne politique est plus que nécessaire à l’Assemblée nationale afin de mettre un terme au calcul politicien qui gouverne les prises de positions des députés oubliant la mission patriotique à eux assignée.
Fidèle VODOUNON


