La motion de grève de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) ordonnant la paralysie des activités à l’Uac reste lettre morte. Il n’y a donc point de campus mort à l’Uac. Cette information révèle le malaise qui couvait au sein de ce syndicat d’étudiants dont l’actuel responsable n’est plus en odeur de sainteté avec ses collaborateurs. Ainsi, dans une pétition parvenue à notre rédaction le lundi 16 mars dernier, les membres Ccf, les présidents Bue, les présidents et directeurs d’Is ont dénoncé avec la dernière rigueur la manipulation de la communauté estudiantine en réponse aux conditions peu recommandables qui ont entouré l’organisation et le déroulement de l’Ag du lundi 16 mars 2009 à laquelle 9 membres sur 40 ont participé et qui a décidé de la motion du moins pré-signé du 13 mars 2009. Devant l’évidence de la violation de l’article 32 des statuts de la Fneb, ces responsables d’étudiants en appellent à la diligence des autorités à divers niveaux. « En conséquence, nous demandons aux camarades étudiants de vaquer normalement à leurs activités académiques en attendant qu’un dénouement heureux soit trouvé à la situation. » ainsi se résume l’appel de ces responsables qui n’entendent pas encourager le désordre qui risquerait entre autres écarts de perturber le bon déroulement des compositions en cours sur le campus d’Abomey-Calavi.
A l’analyse, de cette prise de position, on perçoit aisément la gravité du malaise qui sévit au sein de la Fneb qui risque à terme de devenir un monstre à deux têtes si justement les autorités ne prennent les mesures qui s’imposent.
Extrait de la pétition
- Considérant la pertinence des points revendiqués ;
- Considérant que certaines entités sont en pleine composition ;
- Considérant que cette paralysie totale de l’université est de nature à satisfaire les intérêts égoïstes et purement politiques des uns et des autres et non ceux des camarades étudiants ;
- Considérant que ces nombreuses revendications peuvent être satisfaites sans la paralysie de l’université ;
- Considérant que ce campus mort est de nature à troubler la quiétude des paisibles étudiants ;
Nous membres du Ccf, présidents Bue, présidents et directeurs d’Is dénonçons avec la dernière rigueur cette manipulation de la communauté estudiantine.
En effet, nous demandons aux autorités à divers niveaux de prendre leurs dispositions afin que ces diverses revendications soient satisfaites pour le bien de toute la communauté.
En conséquence, nous demandons aux camarades étudiants de vaquer normalement à leurs activités académiques en attendant qu’un dénouement heureux soit trouvé à la situation.
Toutefois, nous demeurons disponibles à toute négociation ou toute initiative en vue de résorber sans perturbation ces divers problèmes
Ont signé :
Audrax KANMADOZO (Sg/ Ccf)
MAMA A. Dine (P/Bue Enam)
CLATOS Thierry (Pour le BD-CR, le président)
Pierre TCHOKOUI (P/Bue-Faseg)
Frantz TOSSA (P/Bue-Enam)
CAKPO B Brice (P/ Bue-Esas)
Richard HOUNKPEVI (P/Bue-Fsa)
Melon LOKOSSOU (P/Bue-Epac)
Romanns AHIZAN (P/Bue Fadesp)
Espérance HOUNMENOU (SG/Ccf)
Imourane ISSOUFOU (Dru)
Aliou ISSOUFOU (Tga/Ccf)

