Affectueusement appelé Zinzin, le ministre de l’intérieur et de la sécurité territoriale, Abraham Zinzindohoué n’est plus en phase avec ses administrés. Depuis deux semaines, les paisibles populations des périphéries de cotonou, capitale économique du Bénin ne dorment plus d’un sommeil profond. Et pour cause, des braqueurs écervelés se sont assignés comme tâche de déstabiliser le dispositif sécuritaire de la ville et de défier les autorités en charge de la sécurité nationale. Depuis son arrivée à la tête de ce département ministériel, les braquages se sont multipliés, l’insécurité a pris d’ampleur et une recrudescence du vol s’est fait remarquer. Et pourtant le Ministre donne l’impression d’être sur tous les fronts avec des promesses mielleuses par-ci, des actions d’éclats par-là. A la vérité des faits et évènements que le peuple enregistre et en dépit de la bonne volonté du ministre, il faut tristement remarquer que celui-ci a atteint ses limites. Il n’a plus visiblement rien à prouver. C’est pourquoi, il faut se demander si le management des ressources humaines dans ce ministère ne pose pas problème. Il est de notoriété publique que des cadres compétents existent dans ce domaine et même foisonnent. Des cerveaux pensants sortis de toutes les universités et écoles du monde se côtoient dans cet environnement. Pourquoi donc ne peut-on pas dormir tranquillement et circuler paisiblement sur le territoire national ? La politicaillerie ambiante a-t-elle déjà corrompu ce secteur et fait des victimes qui refusent parce que piétinés, de contribuer à la florescence de la sécurité nationale ? Voilà autant de zones d’ombre et de pistes à explorer par le zinzin national. En attendant, les béninois s’en remettent aux dieux des pasteurs pour être sauvés puisqu’il semble qu’on les écoute un peu plus…
Ulrich Vital AHOTONDJI

