Dans le cadre de la lutte engagée par le gouvernement, conjointement avec l’aide internationale et dans la perspective des huit objectifs du Millénaire pour le Développement, nous avons rencontré une ONG particulièrement décidée et qui porte un projet des plus ambitieux.
Le Pays Emergent: Vous représentez donc l’ONG CAIRN au Bénin, que pouvez-vous nous dire de cette organisation?
CAIRN: CAIRN est une organisation internationale qui, jusqu’à maintenant, a principalement oeuvré en Asie et plus particulièrement au Cambodge dans le développement de capacités professionnelles techniques. Aujourd’hui, en liaison avec des édiles et des responsables techniques avisés du Bénin, nous nous proposons d’apporter notre expérience au service de la lutte contre l’extrême pauvreté au Bénin.- Pouvez-vous nous en dire davantage ?
- Oui tout à fait. Nous partons du constat qu’aujourd’hui l’extrême pauvreté conduit à des catastrophes humaines incommensurables et parfois même irréversibles. Le constat est visible tous les jours : l’exode rural qui pousse les villageois, les paysans, les agriculteurs, les pêcheurs,…. à aller vers les villes en quête d’un travail tout à fait hypothétique. L’extrême pauvreté qui entraîne aussi la malnutrition, la baisse globale de la scolarisation, la dégradation des conditions de santé, la dislocation des familles. On sait également que dans certains cas, de telles situations extrêmes peuvent conduire certaines familles, le dos au mur, à recourir au « placement » de leurs enfants.
- Nous sommes bien d’accord que la pauvreté est bien le pire des fléaux, quelle est donc la nature de votre projet et de vos propositions?
- Notre proposition est globale. Nous proposons simultanément une intervention en amont et une intervention d’urgence. Autrement dit, rassembler dans un lieu de vie intitulé « La maison des apprentissages » des enfants en grave danger d’une part, et des adultes désireux de s’intégrer dans la micro économie, d’autre part. Pour les enfants, considérant, qu’un enfant n’est jamais plus heureux que dans sa famille, nous agissons en deux temps : pour un enfant « placé », rechercher sa famille pour l’y réintégrer, si cela est possible, et si cela ne l’est pas, le garder dans la structure et lui apporter une éducation scolaire et professionnelle. Sachant que ce sont les conditions de vie des parents qui conduisent immanquablement aux drames que nous avons déjà évoqués, nous nous proposons d’apporter une formation professionnelle aux adultes qui le souhaitent.
- En conclusion, où en êtes-vous concrètement aujourd’hui ?
- Soutenus moralement par de nombreux acteurs, tant de la vie politique que de la société civile, et compte tenu de notre expérience due à nos précédentes collaborations avec les différentes agences du Système des Nations Unies (PNUD, UNICEF, UNFPA…), nous sommes aujourd’hui en relation avec leurs représentants béninois, et nous leur avons pour certains déjà soumis le projet.
On peut donc considérer que, synthétisant l’éducation, l’intégration et l’insertion par le renforcement des capacités professionnelles, ce projet est en marche.


le peuple beninois attend impatiemment cette ONG qui pourra attenuer un tant soit peu les affres des populations béninoises. Cette Ong s’installera ou exactement? A t’elle deja debuter cette activité?