
Quelques heures avant d’être trahi puis crucifié, Jésus a offert un diner à ses disciples, y compris bien évidemment Judas. Ce dernier repas, selon les saintes écritures s’est passé dans la plus grande communion tel ce qui s’est passé mercredi dernier au domicile de Maître Houngbédji. Celui qui, en effet, a trahi le maître, a également diné en toute communion avec lui. Sans tenir compte de ce beau geste fraternel et convivial et surtout de l’appel à la repentance, Judas a, pour quelques 30 centimes, vendu son maître. C’est dire qu’en dépit de la volonté du maître de maintenir tout le monde dans la fraternité, il n’a pu malheureusement échapper à son destin, celui d’être trahi et crucifié. Cet exemple illustre la comédie entre les Houégbadjavi et les Ayinonvi quant à leur ambition de se mettre ensemble. Loin d’être prophétique, il est clair que Maître Houngbédji ne pourra jamais réussir à maintenir l’opposition « vocale » ensemble en vue d’assouvir ses désirs mesquins et égoïstes. Ses courses nocturnes et ses multiples rencontres avec la vieille classe politique seront indubitablement soldés par une grande déception. Quelqu’un n’a-t-il pas : « qui tue par épée périt par épée » ? Et à un autre de dire : « un homme moissonnera ce qu’il aura semé » ? Maître Houngbédji a semé la trahison depuis une décennie et il est temps qu’il la récolte. C’est la loi de la causalité ; ce que d’autres appellent la loi karmique. En tout cas, le couple Soglo – Houngbédji ne pourra jamais marcher quand on jette un regard sur le passé. Et, au fur et à mesure que l’on s’approche des échéances fatidiques de 2011, le temps révèlera la nature mensongère et l’aspect cinématographique de cette pseudo alliance. Ce sera alors, la catastrophe. De toute façon, la politique tropicalisée, c’est aussi trahir son second après avoir dîné ensemble. Jésus ne me dira jamais le contraire.
Romuald BOKO


c’est bien reflechit ce texte