Le jeune et bouillant Maire destitué Andry Rajoelina n’a cessé de soulever des vagues depuis quelques mois. Décidé à en finir avec le pouvoir du Président Marc Ravalomane, il entretient constamment une rivalité profonde avec ce dernier. Très populaire, il arrive à rassembler autour de lui des millions de malgaches assoiffés de mieux-être. Il est certes courageux voire téméraire car il n’est pas aisé en Afrique de renverser un dictateur. Soit on y laisse sa peau, soit on en sort avec des séquelles indélébiles. De ce point de vue, le jeune Andry fait montre d’une remarquable audace qu’il faut saluer. En sus de ce qui précède, il faut noter que ni le Maire destitué, ni ses partisans n’ont pas recours aux armes à feu pour mener leur combat en faveur de la libération de leur peuple. Ils utilisent la parole, le lobbying, le réseau etc. c’est une démarche noble même si par endroit on assiste malheureusement à des incendies, et des ravages du patrimoine national. Seulement, la témérité à des limites et ne peut en aucun cas se substituer à l’insolence. Pendant que toute l’Afrique et même les Nations Unies se précipitent vers la grande île pour offrir leur médiation, le jeune maire déchu Andry Rajoelina affirme selon les propos rapportés par RFI qu’il accepte le dialogue à condition que la médiation porte sur un gouvernement de transition et des élections anticipées. On est tenté de dire qu’il est culotté ce jeunot pour qui la France dépêche un émissaire tout comme l’UA. Le Sécrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon diligente sur place un envoyé spécial. Et le maire destitué estime qu’il ne parlera avec ceux-là que s’il s’agit d’un gouvernement de transition après avoir bien évidemment nommé ses ministres à lui. Même chez le Roi Petto, on reconnait Sa Majesté. Les dirigeants africains doivent comprendre désormais que la quête du pouvoir doit se faire de manière responsable et démocratique avec sans cesse l’homme au cœur du processus. C’est à ce prix que l’Afrique se hissera au rang des grandes démocraties. C’est dans le respect de l’autre et le droit à la différence que se construit une Nation prospère.
Ulrich Vital AHOTONDJI


Marc Ravalomanana…un dictateur ? C’est vraiment le monde à l’envers, Monsieur Ulrich Vital AHOTONDJI ?