Le Synaere (Syndicat national des enseignements pour une éducation rénovée) est un regroupement des enseignants Ape et contractuels du primaire et du secondaire ayant pour but de défendre les intérêts moraux, matériels, professionnels et socio-économiques des enseignants en activité ou à la retraite ; de bannir ma discrimination au sein du système de l’éducation, de combattre les instruments de destruction de la qualité de l’enseignement. Porté sur les fonts baptismaux le 23 septembre 2006 au lycée Béhanzin de Porto-Novo, le Synaere s’est promis de faire en sorte qu’une suite soit donnée aux multiples revendications professionnelles abandonnées dans le tiroir des autorités. Voici la substance de l’entretien à nous accorder par le secrétaire général national, Grégoire Dansou.
- Quelle est la situation actuelle de votre syndicat par rapport aux diverses revendications sur la table du ministre de l’enseignement maternel et primaire ?
- Nos revendications sont criardes et de taille. Les autorités en charge de l’éducation au Bénin ne sont pas prêtes pour satisfaire le peu que les enseignants demandent. Aujourd’hui, les revendications brûlantes et immédiates sont les suivantes :
-l’étude sans délai des contrats de travail des Ape promotion 2005 et 20006 signés depuis le 20 août et abandonnés à la Direction des ressources humaines (Drh/Memp).
-la parution des actes de nomination et de titularisation des Ape 2006
-correction catégorielle des Ape régis par le décret 2005-108 du 9 mars 2005 et leur reconversion dans le décret 2008-377 du 24 juin 2008
-le paiement des primes de première installation aux Ape 2006
-le reversement de tous les Ace qui ont au moins 40 ans à la date de prise de service en Ape
-le reversement sans condition des Ace (toute promotion) qui ont pris service avant le 31 décembre 2007
-l’organisation en 2009 des examens professionnels Ceap et Cap aux contractuels des promotions 2005, 2006 et 2007 et ceux des années antérieures
-la conservation du Cap aux 19 normaliens qui ont fait la pratique en 2006
-le paiement sans condition de 200.000 (prime spécifique) à tous les enseignants.
Ces points sus-cités sont connus du bout des doigts du ministre accompagnés de plate-forme et de demande d’audience pour ce qui concerne notre regroupement syndical.
- Dans ces conditions, pourrait-on croire que vous vous inscrivez dans la dynamique du ministre Chabi pour une année scolaire apaisée ?
- L’année scolaire 2008-2009 sera apaisée. Le contraire pourra subvenir quand le ministre fera la sourde oreille aux points cités ci-dessus. Les partenaires sociaux ne veulent pas faire sortir la machine de nuisance, mais la non satisfaction des revendications pourrait faire naître le grincement de dents. Actuellement le ministre n’opte pas pour une année apaisée parce que le Synaere, depuis le 11 novembre 2008 a adressé une demande d’audience pour lui présenter les revendications sectorielles qu’il pourra résoudre sans équivoque donc. Déjà la deuxième quinzaine du mois de février 2009 sera le début des grèves d’avertissement pour lui permettre de s’apprêter pour ne pas détruire de plus en plus le département sensible qui lui a été confié.
- Quelles propositions concrètes et réalistes faites-vous alors pour pallier à toutes ces éventualités ?
- Nous pensons que le ministre à faire preuve de beaucoup de courage en acceptant ce département ministériel où ses prédécesseurs n’ont pas pu faire grande chose. Nous lui proposons donc d’être à l’écoute des partenaires sociaux afin de pouvoir répondre favorablement aux revendications à cours terme. Le Synaere étant un syndicat ayant opté pour le développement du pays, nous allons l’accompagner dans la résolution des crises en trouvant les solutions aux revendications éducatives. Bien entendu si le ministre lui-même est prêt à faire décoller le système éducatif pratiquement à terre. Il ne reste qu’à lui souhaiter bonne chance. Je vous remercie.
Fidèle VODOUNON


