Tels les murs de Jéricho s’écroulèrent dans les Saints écrits, le mythe du groupe des quatre grandes formations politiques tomba. On les avait cru forts, inséparables comme les quatre frères Pellegrini. Erreur ! La plus grande et importante formation de ce groupe vient de lâcher le G4 et par ricochet la fameuse alliance G4-G13 et Forces Clé née des assises de Goho. Par une déclaration sanglante, le porte-parole de la Renaissance du Bénin, l’honorable Epiphane Quénum a dit clairement la position de sa formation politique vis-à-vis du régime en place et des questions de sociétés. Loin d’une déclaration d’opposition, la Renaissance du Bénin partage la vision du chef de l’Etat et de son gouvernement. Consciente du rôle qui est la sienne, la Renaissance du Bénin recentre le débat politique et pointe le doigt accusateur sur ses alliés d’hier dont le principal se trouve être la Force Clé de Lazare sehoueto qui l’accuse de façon malveillante de trahison. Dans un speech clair qui dénude le clair-obscur de certains caciques de la vieille garde politique, l’honorable Epiphane Quenum balaie du revers de la main la politique politicienne de ses amis alliés d’hier à double carapace. Non, la Renaissance du Bénin ne restera pas dans l’opposition. Pendant plus d’une décennie, cette formation politique a adopté une posture qui ne lui arrangeait rien. Perte vertigineuse de fiefs, démission en cascade des militants, bicéphalisme du parti, bref la saignée tendait vers une hémorragie générale et il fallait sacrifier son égo pour redonner l’espoir à quelques militants restés fidèles aux Soglo. De toute façon, cette rupture d’avec la coalition anti-Yayi est d’une haute portée et le contraire serait une insulte à la mémoire collective de la Renaissance du Bénin. L’autre raison qui naturellement justifie cette rupture est que, en dehors du fait que Nicéphore Soglo et Boni Yayi ont quasiment le même parcours politique, tous deux ont une vision prospective axée sur le développement du notre pays, la redistribution équitable des richesses etc. C’est dire donc que les fondamentaux de ce ralliement à la majorité présidentielle sont les plus normaux en dehors de quelques calculs politiciens près. En clair, il est impérieux pour la Renaissance du Bénin de ne pas s’éterniser dans une opposition qui ne fait que la fragiliser de jour en jour. Cette ouverture quoique tardive est salutaire pour les Houézèhouè. Ce n’est pas la coalition des Forces Cauris pour un Bénin Emergent qui nous dira le contraire.
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