Que d’émotions dans le salon d’honneur de l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou en cette soirée du lundi 26 janvier 2009. Une forte délégation conduite par la ministre François Abiola et composée des ministres de la jeunesse et celle de la famille, le Dg Cenou Macaire Johnson, du doyen de la Faseg Géro Amoussouga et des responsables syndicaux avait accueilli l’étudiant Janvier Sokomè dès sa descente d’avion. Après les salutations d’usage, l’étudiant a cru devoir remercier tous ceux-là qui ont favorisé de quelque manière que ce soit son évacuation sanitaire sur la France. Il a fait une déclaration très claire qui lave le doyen de la Faseg, Géro Amoussouga de tout opprobre. Mais pour ce dernier, la question ne se posait plus, car rien ne vaut cette vie humaine qui venait d’être sauvée. On comprend donc aisément que le doyen Amoussouga n’ait pu contenir ses larmes comme pour donner déjà la preuve que même la raison devrait fléchir devant la perte de cette vie qu’on lui aurait amputer, certainement à tort comme l’a si bien démontré Janvier Sokomè. Il n’y avait dont qu’un seul pour le ministre Abiola qui a suivi personnellement le dossier. C’est bien ce mot de merci qu’il a dit au Dg Cenou qui s’est battu becs et ongles jusqu’à la dernière seconde afin que Janvier Sokomè soit sauvé. Tous à l’unanimité ont reconnu à la suite de l’heureux du jour qu’il faille à présent que tout le monde recherche l’harmonie qui manquait pour une cohésion au sein de la Faculté des sciences de gestion (Faseg). Là-dessus, les avis sont les mêmes dans le rang des étudiants rencontrés après l’arrivée de leurs camarades qui n’ont pas manqué de témoigner leur gratitude au Dg Cenou qu’ils ont vu courir dans tous les sens afin que la vie de Janvier Sokomè soit épargnée aujourd’hui. Pour sa rééducation de 5 à 6 mois nécessaire pour que la main droite recouvre ses réflexes, le ministre soumet d’ores et déjà le dossier au Dg Cenou qui fera le nécessaire comme à l’accoutumée. Bienvenue donc à la vie Janvier Sokomè, voudrait-on dire.
Fidèle VODOUNON


