Après l’installation le 18 janvier 2009 de la coordination FCBE de Ouidah, cette dernière a été l’objet d’attaques selon lesquelles l’honorable Célestine Adjanohoun écarterait dans ces actions les barons de cette alliance dans la cité des Kpassè. Dans cette interview qu’il nous a accordée, Raymond Gbèdo, coordonnateur FCBE de Ouidah, balaie d’un revers de la main toute ces accusations et apporte les clarifications qui s’imposent.
Le Pays Emergent: Monsieur le coordonnateur quelle appréciation portez-vous sur les critiques qui ont fusé après votre installation le dimanche 18 janvier dernier et selon lesquelles la coordination FCBE de Ouidah serait au bord de l’éclatement du fait de la guerre de leadership qui opposerait l’honorable Célestine Adjanohoun et certains ténors de l’Alliance FCBE dans la cité des Kpassè ?Raymond Gbèdo : Merci monsieur les journalistes de m’accorder cette opportunité pour éclairer la lanterne des Béninois en général et des populations de Ouidah en particulier par rapport aux attaques dont fait l’objet la coordination FCBE de Ouidah depuis son installation.
Je dirai d’emblée que ces critiques ne reposent sur aucun élément de preuve et sont distillées au sein de l’opinion publique dans le seul but de nuire à l’image de l’honorable Célestine Adjanohoun, déléguée départementale de la FCBE dans l’Atlantique et de réduire à néant tous les efforts et sacrifices qu’elle a consentis depuis plusieurs mois pour réunir autour du Dr Boni Yayi toutes les forces politiques soutenant son action dans la commune de Ouidah.
En effet, force est de constater que ceux qui s’illustrent par ces critiques non seulement n’ont pas le courage de les faire à visage découvert (allez-y comprendre pourquoi) mieux, ils ne peuvent pas brandir une seule preuve de leurs accusations et propos alarmistes sur la prétendue division qui règnerait dans les rangs des militants de la coordination FCBE de Ouidah, car une guerre fratricide opposerait l’honorable Célestine Adjanohoun et d’autres leaders de la FCBE dans la cité des Kpassè. Pour tout dire, ces allégations sont le fait quelques ennemis du changement dans la commune de Ouidah qui voient dans la farouche volonté de l’honorable Célestine Adjanohoun de mettre un terme à la guerre de leadership et les querelles de clocher une menace à leurs intérêts personnels et égoïstes. Sinon, pourquoi l’on parle d’ambition précoce de cette dernière, alors que les législatives de 2011 sont encore loin et que l’heure est au resserrement des rangs des militants FCBE, travail auquel s’attelle jour et nuit tous les responsables des entités politiques soutenant l’action du chef de l’Etat avec à leur tête l’honorable Célestine Adjanoinoun soutenue par la première dame et d’autres personnalités comme l’ancien maire Pierre Badet et le conseiller Bouraïma Diallo.
- Il paraîtrait que l’honorable Adjanohoun se serait entouré de jeunes sans expérience au détriment des ténors de la FCBE à Ouidah. Que répondez-vous à cela ?
De quels jeunes sans expériences s’agit-il ? J’aurais bien aimé que ceux-là qui s’évertuent pas des critiques faciles puissent m’en citer un seul. Est-ce de moi qu’il s’agit ? Si c’est le cas, je vous rappelle que j’étais à la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990 au titre de la représentation des agriculteurs de la commune de Ouidah. Depuis cette période, j’ai animé plusieurs organisations de jeunes bien connues dans la commune de Ouidah et à travers tout le Bénin. C’est à ce titre qu’en 1995 j’ai été désigné pour représenter toute la jeunesse béninoise au cinquantième anniversaire des Nations Unies à Genève et que j’ai de ce fait intégré le système des Nations-Unies. En effet de 1995 à 1997 j’ai été membre de l’intersection des jeunes de la commission des Nations Unies pour le développement durable. Et durant ces trois années à chaque mois de mai j’ai siégé au sein de cette structure au Nations Unies à New York. Depuis 2005 j’ai travaillé avec l’ancien ministre Alexandre Hountondji dans un creuset politique qui a abouti à la création de l’Alliance Convergence cauris (Acc) dont je suis le représentant délégué dans la commune de Ouidah.
Et que dire du 1er coordonnateur Adjoint Expédit Houngandji, un enseignant émérite, Directeur d’école connu de tous à Ouidah pour avoir formé des générations de cadres dans la cité des Kpassè. Je peux encore citer Ludovic Gbenaîdé, inspecteur de l’enseignement primaire à la retraire secrétaire aux affaires économiques et sociales de la coordination ou encore Aïna Eustache (conseiller politique du bureau de la coordination), professeur d’université à la retraire, promoteur du second établissement à vocation universitaire après l’Institut de développement et d’échange endogène (Idee) de Ouidah. La liste n’est pas exhaustive. Mais c’est vous dire la qualité et l’expérience des personnes qui forment ce bureau de la coordination FCBE de Ouidah. Sans oublier bien entendu les jeunes dont Crépin Bossou et autres dont l’engagement sans faille derrière le président Boni Yayi nous permettrons de relever les défis des échéances de 2011.
- Pouvez-vous apporter la preuve que ce bureau est représentatif de toutes les forces soutenant l’action du président Boni Yayi à Ouidah ?
- Je dois d’abord vous dire que c’est dans le souci de ratisser large que l’honorable Célestine Adjanohoun a reporté par deux fois la tenue de cette assemblée générale élective de la coordination FCBE de Ouidah. C’est seulement au moment où elle s’est assurée que tous les partis et mouvements politiques ont reçu leur invitation qu’elle a décidé de la date du 18 janvier dernier. Au nombre des partis on a : l’Utd présidée par Barnabé Dassigli, l’Alliance Convergence Cauris de Alexandre Hountondji, l’Alliance Cauris pour le Changement de Codjo Achodé, le Frap de Hortense Yahouédéhou, le Parti National Ensemble de Albert Tévoédjrè et le Mofed de David Nahouan.
De tous les sept (7) partis invités, seul le Mofed dont la direction nationale a bel et bien reçu l’invitation n’a pu, pour des raisons qui tiennent à l’organisation interne du parti à Ouidah, participer à cette assemblée générale élective des membres de la coordination communale.
Quant aux mouvements, tous ceux qui militent à Ouidah pour la promotion du changement étaient présents. Il s’agit des Mouvements Amazones, Mofebe, Mission Terre, Mozebe, Mojebe, La Clairière des Savoirs, Moreda, Rfc, Cfc, Moe16, Ufpr, Mjac, Mpdd, Crap-Ebn.
A ceux là il faut ajouter les sages, les élus locaux et les personnalités dont le conseiller Hounzanyédo, Moïse de Souza dit Momo et l’ancien maire de Ouidah, Pierre Badet qui à la fin de la cérémonie d’installation de la coordination FCBE de Ouidah a salué l’esprit de concorde et la volonté d’union qui a présidé aux travaux.
C’est dire que personne n’a été écarté dans tout le processus de mise en place de la coordination FCBE de Ouidah.
Pourquoi alors toute cette agitation ?
- La vérité est que face à l’enjeu des échéances électorales de 2011, les partisans du chef de l’Etat à Ouidah ont refusé de continuer d’apporter leur caution à la politique de la division qui a toujours profité à certains personnes pour assouvir leurs intérêts personnels au détriment des intérêts de la cité des Kpassè qui je pense ne bénéficie pas encore (avec la première dame) de sa position privilégiée auprès du chef de l’Etat. Ce sont ces personnes qui aujourd’hui font des pieds et des mains pour jeter l’opprobre sur la coordination FCBE de Ouidah. Mais nous sommes déterminés à ne pas nous laisser distraire car c’est l’avenir du Bénin tout entier qui est en jeu.
Propos recueillis par Le Pays Emergent

