
Le conseil des ministres du vendredi dernier a fait de l’ancien Ministre de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales Roger Gbegnonvi conseiller spécial du chef de l’Etat à la bonne gouvernance. La grande surprise est que Roger Gbegnonvi contrairement aux anciens ministres de sa trempe vient de décliner l’offre du chef de l’Etat. Plusieurs raisons expliquent le refus surprenant de l’ancien ministre de Boni Yayi .D’après les explications, Gbegnonvi reproche à cette nomination plusieurs choses ; d’être intervenue au lendemain de son passage sur les plateaux de golfe TV. De n’être pas capable de travailler aux cotés du chef de l’Etat a cause de son entourage large qui selon lui ne lui laissera pas la main libre pour travailler. En plus ; il y a assez d’organes existants déjà et très proches du chef de l’état et capables de faire le travail qu’on lui confie. De surcroît l’homme dit n’avoir pas été consulté avant sa nomination. L’ex ministre de Boni Yayi a été très sage en refusant ce poste à lui offert par le chef de l’Etat .car c’est le poste demandé en blaguant dit -il sur les antennes de la télévision golfe. Gbegnonvi dit ne pas comprendre comment les conseillers du chef de l’Etat n’ont pas réussi a empêcher cette nomination .Bravo sage Gbegnonvi. Accepter ce poste serait synonyme de faim et les faits donneront raisons aux oiseaux de mauvais augures du rang de Juda qui l’ont traité de tous les mots au lendemain de cette nomination. Gbegnonvi a su donner une leçon d’honneur ; il a montré sa classe en refusant ce poste. Gbegnonvi est resté égal à lui-même.Maliki LALEYE
2 commentaires
URL TrackBackMais où sommes-nous ?
Désigner quelqu’un sans le consulter est le témoignage soit d’un manque de considération et de respect ou d’une méconnaissance des fondements, ou des usages adéquats pour le bon fonctionnement de la démocratie.
Si le Chef de l’Etat béninois a l’habitude de choisir ainsi ses collaborateurs, il va falloir lui rappeler qu’un consultation préalable est indispensable pour se mettre d’accord. Ce n’est pas un employé de la fonction publique que l’on affecte d’autorité, mais un citoyen libre qui décide de s’engager ou non pour une cause.



C’est bien dommage pour nous. On a beaucoup d’admiration pour le Dr Yayi Boni. Mais quand on constate au fil du temps que nous avons un président qui prend des décisions pour réfléchir ensuite au lieu de faire le contraire, on se demande où il va nous mener enfin. Surtout avec cette manie de nommer des gens sans les consulter, cela donne l’impression que ceux qu’il nomme ne sont que des pions et non des gens réfléchis. L’attitude de Gbégnonvi l’amènera peut-être à changer de méthode.