Faire du Bénin un pays Emergent suppose une administration publique de qualité et de développement. Vu l’Etat malade dans lequel le Docteur Boni Yayi est venu trouver celui-ci, seule la mise en place de profondes réformes pourront contribuer à l’amélioration des performances, des procédures et restaurer la culture des valeurs au sein de l’administration publique béninoise. Mais le tout nouveau ministre de la Réforme Administrative et institutionnelle depuis son arrivé sommeille. L’administration est une continuité dit-on. Le retard est toujours ambiant au sein de l’administration publique et même dans le ministère sensé donner le bon exemple qu’est le ministère de la réforme administrative. La question de la corruption persiste. Les procédures et les délais de prestation au sein de certaines structures clés, telles la Direction Générale des Domaines et des Impôts, s’allongent au gré de l’humeur des agents, l’informatisation complète de l’administration n’est pas encore une réalité, les gens passent de longues heures au téléphone à régler des affaires privées pendant les heures de travail pour ne citer que tous ces maux qui minent l’administration. Maux dont le ministre Ahanhanzo a conscience avant d’accepter son poste. Son prédécesseur le ministre Bio Gounou Sina qui a passé beaucoup plus de temps à chercher des bureaux dignes du nom à ses collaborateurs et à lui, s’est tout de même attaqué aux problèmes et à en grande partie rempli la mission confiée à son ministère. A l’opposée, le ministre Ahanhanzo semble se faire passer pour le ministre de la commune d’Abomey. Tantôt avec la commission de réhabilitation tantôt avec les rois, et tantôt avec certains autres de ses collègues ministres pour des missions qui forcément ne relèvent pas de son domaine de compétence au sein du gouvernement. Mais on ne peut s’empêcher de remarquer que ses activités se passent beaucoup plus à Abomey et mieux, ne concernent pas souvent son ministère. Le nouveau ministre de la réforme est instamment invité à redorer le blason de son ministère afin qu’il ne soit plus perçu comme un ministère de trop. Car le ministère de la Réforme administrative et institutionnelle pourrait bien redevenir une direction technique du ministère de la fonction publique et de la Réforme Administrative comme par le passé. Surtout en ces temps où tout le monde décrie le pléthore de ministre au sein du gouvernement. Le peuple attend de vous un travail de qualité qui à terme pourrait faire de l’administration béninoise une structure au service du développement du pays.Ken EGBIN
Ministère de la réforme administrative et institutionnelle : Plus de 3 mois après sa nomination Joseph Ahanhanzo sommeille toujours
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21 janvier, 2009
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