« Si la guerre civile s’impose, nous la feront même avec notre corps défendant », ainsi s’exprimait le député Djibril Débourou à l’hémicycle jeudi dernier. Ce jour là, la séance plénière de l’Assemblée Nationale qui devrait consacrer la désignation des représentants de l »institution parlementaire à la haute cour de justice a été des plus barbares de la cinquième législature. Les honorables députés et plus précisément Djibril Débourou a choisi, en lieu et place de la désignation en bonne et due forme de ces pairs qui doivent siéger à la cour suprême, de faire le maladroit procès de la cour constitutionnelle. Institution mandatée par excellence pour dire le droit et dont les décisions sont irréversibles et sans recours. Ce jeudi, les députés ont oublié ce principe au point où les écarts de langage ont plu et étaient tellement grands que des injures et des appels à la violence ont eu droit de citer. Pour la circonstance, l’honorable Débourou, s’il en est encore un, s’est autoproclamé le commandant ou tout simplement le « guerrier en chef » des honorables rebelles. Ces députés qui, dans la foulée ont décidé de taire leur sagesse, leur morale, leur esprit démocratique, leur patriotisme pour s’en prendre vertement à la cour constitutionnelle parce que celle-ci a jugé inconstitutionnelle la désignation précédemment opérée. Dans un pays démocratique comme le Bénin, les propos tels que celui du député Débourou relèvent pur et simple d’une aberration et d’une bêtise politique qui devrait recevoir, des juridictions compétentes, les châtiments appropriés. Hier, ce fut Débourou qui, peut-on affirmer aujourd’hui, agresser physiquement son collègue FiKara pour après l’accuser de ses propres âneries. Aujourd’hui, c’est le même Débourou qui appelle à la guerre civile. Finalement, les faits affirment et confirment que ce député est belliqueux et doit être à tout prix interdit de parole aux instants cruciaux des débats parlementaires au risque d’embraser l’hémicycle puis après le pays et enfin créer des incidences diplomatiques. A dire vrai, ce fils errant de la violence qu’on appelle Débourou devient de plus en plus un problème qui risque de mettre à mal la quiétude et la paix sociale si l’on ne prend pas rapidement garde. Ceci dit, il faut lui faire subir la rigueur de la loi.Comlan Paul ODAH
Assemblée Nationale : Le fils errant de la violence qu’on appelle Débourou
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20 janvier, 2009
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Sans mentir la lecture attentive de votre article nous permet de se rendre compte que vous n’êtes pas un journaliste.En effet, votre article est une suite alternée de confusions et de contre vérités.
confusion:Vous avez tenté de faire croire à l’opinion que Débourou s’est associé à certains « dépités » pour vilipender la prestigieuse institution qu’est la Cour Constitutionnelle.Je crois que Débourou fait partie de ces députés patriotes qui saluent la décision de la cour.
Contre vérité: Débourou n’a jamais appélé à la violence.Sa phrase que vous avez citée est claire et sans ambiguité.Elle est, à mon sens, une mise en garde aux aventuriers, de moralité douteuse qui s’emploient à créer le désordre dans le pays.
Un journaliste est sensé comprendre le sens de l’intervention de Débourou.
Pour finir, souffrez que je fustigie votre position partisane et votre choix pour l’injure comme art d’écrire.
Ce n’est pas du tout sain.Je ne connais pas Débourou,il doit avoir ses défauts mais ce n’est pas pour cela que vous allez vous donner le vilain plaisir de l’injurier pour son opinion.