La cour constitutionnelle a déclaré anticonstitutionnel le processus ayant conduit à la désignation des représentants du parlement à la haute cour de justice. Les sages de la haute juridiction ont estimé que la prise en compte de l’avis de la minorité qui est dans l’esprit de la constitution du 11 décembre 1990 n’a pas été respectée. En conséquence les honorables députés sont appelés à reprendre les élections. Ceci aux fins de permettre à toutes les sensibilités politiques du parlement d’être représentées à la haute cour de justice. Une décision bien appréciée et saluée par les députés du bloc FCBE. L’honorable Benoît DEGLA interrogé à cet effet, salue le triomphe du droit et apporte la précision selon laquelle cette décision de la cour constitutionnelle ne saurait être interprétée comme la victoire d’un camp politique sur l’autre. Qu’il vous souvienne qu’avant la désignation de ces représentants, et face à la gourmandise affichée des députés de l’opposition non déclarée, les membres de la majorité présidentielle à l’Assemblée n’avaient eu d’autres choix que de quitter l’hémicycle pour éviter d’apporter leur caution à une élection qui les excluait de fait. Tout est donc à refaire et ceci malgré les critiques qui fusent du camp des G et F contre la cour constitutionnelle. C’est à croire que la relative majorité parlementaire dont dispose aujourd’hui le bloc politique hétéroclite des G et F les dérange et leur monte la tête au point où ils se permettent toutes sortes de critiques contre la plus haute juridiction du pays. Mais ils oublient certainement une chose que Jean Jacques Rousseau avait dit depuis bien des lustres. « Le plus fort n’est jamais assez fort s’il ne transforme sa force en loi et l’obéissance en devoir ».
Dieu-donnée KATAKOULA


