Le secrétaire général de la préfecture de Parakou Mouhamadou Sonsarè, représentant le ministre de la décentralisation et des collectivités locales a procédé hier mercredi 17 décembre 2008 à la mise en service officielle du centre des arts et métiers de la femme de Parakou (CAMFP). C’était en présence de la nouvelle chargée de bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Nardos BEKELE-THOMAS, du représentant résidant du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population Mamadou DICKO, des autorités municipales et naturellement des populations bénéficiaires.
M. Ayedjo
Le centre des arts et métiers de la femme de Parakou situé à Tourou réalisé sous financement tripartite (Mairie de Parakou – PNUD – UNFPA) est désormais opérationnel. Sa mise en service intervenue hier a été un véritable moment de joie et de réjouissance surtout chez les bénéficiaires qui n’ont pas tari de mot pour exprimer toute leur gratitude aux représentants des institutions du système des Nations Unies qui ont accepté soutenir ce projet d’un coût global de 125 millions. Pour Mme Nardos BEKELE-THOMAS, remplaçante d’Edith GASANA qui quitte le Bénin après années de loyaux services rendus, ce projet soutenu conjointement par son institution et l’UNFPA constitue une initiative concrète de lutte contre la pauvreté pour réaliser les objectifs du millénaire pour le développement à l’horizon 2015 et de la prise en compte du genre dans les politiques, projets et programmes de développement. Il permettra a-t-elle indiqué d’optimiser, dans un contexte de décentralisation et de développement local, la contribution des femmes au développement agricole et artisanal de la ville de Parakou et des localités environnantes, en leur offrant des créneaux porteurs d’emplois dans les secteurs de l’agriculture, de la transformation, et de la commercialisation, des opportunités d’accès aux informations et aux services de conseils en santé de reproduction. Elle a pour finir inviter les femmes à profiter pleinement de ce centre afin de développer leur capacités techniques et leurs savoir-faire. Le représentant résidant de l’UNFPA Mamadou Dicko est allé presque dans le même sens que la chargé de bureau du PNUD en insistant sur l’objectif du CAMFP qui vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes de la commune de Parakou dans un contexte de décentralisation et de développement local. A l’issue de cette cérémonie, la chargée de bureau du PNUD a procédé à la remise d’importants matériels constitués de matériels roulants à savoir un bus de quinze places, un véhicule de marque Toyota Yaris, trois motos dame et trois motos homme et de matériels informatiques et bureautiques composés d’un copieur, de six ordinateurs, de six imprimantes et des fournitures de bureau ainsi que de mobiliers de bureau et climatiseurs, le tout pour un montant d’environ 75 millions de francs CFA. Tout en témoignant au nom des populations et du conseil municipal sa gratitude aux partenaires qui ont soutenu ce projet, le maire Soulé Alagbé a laissé entendre qu’un géant pas vient d’être franchi dans l’industrie artisanale qui favorisera l’émergence de la gente féminine à Parakou. Il espère par ailleurs la coopération des autres partenaires que sont l’UNICEF, le FAO, le ministère chargé de la microfinance et celui de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle pour la prospérité des autres volets du projet. Après la coupure du ruban symbolique, la visite guidée des différents compartiments du centre suivie de la remise de cadeaux aux partenaires du CAMFP a été le point de chute des manifestations. Rappelons que la création de ce centre vise à améliorer le statut socio-économique de la femme à travers la formation professionnelle et la mise en place d’un dispositif de valorisation du travail de la femme et sa meilleure implication dans les instances de prise de décision. La ministre de la famille et de la femme en tourné dans le septentrion n’a pas voulu se faire compter l’événement. Arrivée sur les lieux pratiquement à la fin de la cérémonie elle a tenu à placer un mot à l’endroit des femmes qui selon elle doivent saisir cette opportunité pour améliorer leur conditions de vie.


