Le mouvement politique union fait la force (UFF) de André Biaou Okounlola a profité du séjour du chef de l’état le Dr Boni Yayi dans la cité des Koburu pour effectuer le samedi 13 décembre dernier sa première sortie politique. Au cours de ces assises, les militants de ce creuset politique ont réitéré leur soutien indéfectible au président de la république pour ses actions en faveur de l’émergence du Bénin. Ce fut également une opportunité pour des natifs de l’aire culturelle nagot d’étaler publiquement leur divergence à se mettre ensemble pour faire la force. La naissance de l’UFF qui pourtant appelle les autres forces à se joindre à elle pour bâtir un Bénin émergent et assurer la prospérité partagée paraît aux yeux de ceux-là comme un regroupement à caractère ethnique et régionaliste dans la mesure où se sont seulement les ressortissants de l’aire culturelle nagot qui se sont invités à cette sortie. Donc, pour eux, l’union tant souhaitée n’a pas été au rendez-vous. Ce qui n’augure pas d’un avenir radieux. Dans ce contexte, l’Union Fait la Force qui se veut une union du peuple nagot autour du premier magistrat se révèle comme un mouvement de trop constat un responsable du mouvement « notre vision commune » qui apporte déjà son soutien au chef de l’état. En dépit de ces critiques, le président de l’UFF André Biaou Okounlola a fustigé le comportement de certains hommes politiques qui usent de tous les moyens pour saboter les efforts du gouvernement, pour intoxiquer le peuple de propos mensongers ; ceci a-t-il indiqué dans le vil dessein de rendre impopulaire le président Boni Yayi afin de lui prendre le contrôle du perchoir en 2011. « Mais le peuple n’est plus dupe » a fait constater le responsable de ce mouvement politique pour qui il n’y aura plus de place pour les marchands d’illusions.
Il faut signaler qu’un mouvement similaire (à connotation ethnique ou régionaliste) avait été porté sur les fonts baptismaux ; mais il n’a duré qu’un feu de paille. Puisque l’ancien préfet des départements du Borgou et de l’Alibori Alassane Séïdou Gado l’a aussitôt dissout. Il en est de même du mouvement R777 Houénoussou qui regroupe au départ des ressortissants de la partie septentrionale. Sur instruction des autorités à plus haut niveau, ce rassemblement a été élargi à d’autres communautés et en son temps avait changé de nom pour devenir R777 Houénoussou Baninan Alafia (excusez l’orthographe). La réaction de l’actuel préfet Dénis Ali Yérima est donc attendue pour fixer les uns et les autres.
Ayédjo M.


