L’opposition politique béninoise est loin d’être le prototype de la grande âme de l’Inkatat en Afrique du sud, de l’opposition malienne dirigée par Ibrahim Boubacar Keita encore moins de l’opposition dirigée par Albert Tévoédjrè contre Nicéphore Soglo entre 1991 et 1996. L’opposition politique béninoise n’a pas de leader,n’a pas de boussole ni de baromètre. Car, comme l’a dit la coordination FCBE au cours de sa conférence de presse du 02 Décembre dernier, il n’y a pas eu évènement à Abomey. Puisque mis à part les sermons et les longs discours creux et insipides, cette opposition n’a rien présenté comme nouveau aux populations qui sont restées sur leur faim. Le peuple aurait apprécié ce séminaire si ces critiques sont accompagnées de propositions concrètes. A l’analyse, cette opposition ne présente aucun projet de société, qui puisse convaincre les millions de béninois qui ont déjà vu la majorité d’entre eux faire. Elle nous fait croire que tous les maux dont souffre le Bénin ont été créés par le pouvoir du changement. Une attitude qui relève d’une méchanceté gratuite destinée à manipuler et à intoxiquer l’opinion nationale à majorité analphabète. Pour tout dire, l’opposition politique béninoise fait du vocal, tout simplement incapable de proposer dans ces sorties politiques, des projets de société fortement identifiables. On fait des meetings « musclés », distillés par le décibel, des conférences de presse au cours desquelles tous les journalistes ne sont pas admis, des émissions télévisées orientées, des attaques tous azimuts à l’encontre du pouvoir en place, des propos déplacés contre la haute autorité….bref, la vielle garde politique s’est engagée dans un processus de déstabilisation des institution républicaines qu’elle veut imputer au président Boni Yayi sans tenir compte des desiderata du peuple qui la suit comme du lait sur du feu. Car loin de son aigreur et de tout ce qu’on reproche au régime actuel, de grandes avancées se font remarquer dans les domaines des travaux publics, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, dans l’amélioration des conditions et de travail des fonctionnaires et dans plusieurs autres domaines vérifiables et vérifiées. Peut-on dire au regard de ces réalisations que rien de concret n’est fait ? Cela ne devait pas surprendre. Face à une opposition qui a peur, fuit ses responsabilités et qui est incapable de se déclarer, on ne pouvait pas mieux espérer. C’est tout simplement dommage.
Dieu-Donné KATAKOULA



La vieille classe politique ne sait plus à quoi s’en tenir.Elle a faim, et tel un enfant qui a faim et qui réclame à manger en faisant des caprices de toutes sortes, c’est ainsi que se comporte cette vieille classe politique qui a déjà fait ces preuves en se servant de la cuillère de Gargantua pour manger gloutonnement et avidement.A qui veut-elle donner des leçons?