Le lundi dernier a été célébré avec beaucoup de faste et de battage médiatique au Bénin comme dans le monde entier. C’est en effet cette journée que le monde entier a choisi comme journée internationale de lutte contre un mal qui ronge, grève voire décime toute une génération : le SIDA. Chaque année on assiste à des discours mirobolants en faveur de ce mal en vue de lui faire échec dans sa furie dévastatrice.
Pour ce faire, plusieurs milliards de dollars US sont mobilisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qu’on ventile dans ses démembrements dont ONU SIDA et consorts. Cette dernière organisation se charge de dispatcher les fonds et les médicaments disponibles dans les pays membres de cette organisation internationale.
Le paradoxe constaté ici est que au lieu que les gros moyens mobilisés fassent chuter de façon drastique la pandémie, on constate que le mal perdure sinon s’empire. Ces gros moyens contribuent plutôt à nourrir et à alimenter les responsables et acteurs des organisations chargées de la lutte contre la maladie .Car chaque jour,chaque mois et chaque année le taux de prévalence ne fait que monter et grimper de façon exponentielle. Malgré tout cela, les organisations non gouvernementales de lutte contre le sida naissent et poussent comme des champignons.
Est ce qu’on pense éradiquer ce mal un jour ?
Evidemment oui, car c’est dans cette perspective qu’œuvrent les diverses organisations nationales qu’internationales de lutte contre cette maladie caustique qui donne du fil à retordre à tous les chercheurs et scientifiques .Avec ce qui se passe on a l’impression que la science a échoué devant ce mal .Du coup, l’ampleur, l’extension que prend la maladie semble profiter aux acteurs qui oeuvrent pour la prise en charge des malades. Et aux entreprises qui fabriquent des préservatifs, palliatifs et accessoires de lutte contre cette maladie. On doit retenir que le SIDA fait vivre plus d’uns car il octroie des emplois fait tourner les entreprises .Donc, on est en droit de se demander si ces gens veulent réellement que cette maladie disparaissent de si tôt.
Germain OKOUNDE (stg)

