Les forces politiques de l’opposition non déclarée au chef de l’Etat Boni Yayi se réunissent pour une grande messe d’exhibition à partir d’aujourd’hui. Un rassemblement qui rappelle le show médiatique du 12 mars 2008 pendant lequel la vielle classe politique a commencé à bomber les torses pour parer à l’omniprésence de Boni yayi.
Seulement, les récents développements de la situation politique ne permettent plus à l’opposition de parler d’une seule et même voix. En effet, le président de la République longtemps accusée de gestion solitaire et de non respect de ses engagements politiques a eu depuis quelques jours des entretiens avec tout ce monde.
Mieux, il a signé un accord avec les autorités de la mairie de Cotonou pour une synergie d’action dans le développement de la ville. Ce qui place la Renaissance du Bénin dans une position ambigue car ne disposant plus de raisons évidentes pour incriminer ou rendre Boni Yayi responsables des relations tendues qui existent entre les deux parties. La prise du décret d’application du statut de l’opposition par le président Boni Yayi la semaine dernière sonne comme un coup de massue sur la tête du G4.
Car si Me Adrien Houngbédji arrivé au 2ème tour des élections présidentielles de 2006 contre lequel le PSD, la RB et le MADEP ont appelé les populations à voter peut résolument se déclarer opposant, la chose n’est pas aussi aisée pour ses amis circonstanciels d’aujourd’hui et ennemis hier. Avec ce décret donc, plus aucun parti politique ne peut continuer le jeu flou qui consiste à se déclarer de la mouvance présidentielle et à agir en bon opposant. Le PSD de Bruno Amoussou n’a pas la culture de l’opposition et, à moins d’un miracle on voit mal ce dernier se déclaré opposant pour avoir des avantages y afférents.
L’approche pour mener l’opposition politique ne sera la même que celle du PRD. Ce qui constituera aussi un grand point de divergence au cours de ces assises de Bohicon, est la désignation du chef de fil de l’opposition. Connaissant Me Adrien Houngbédji qui remplit toutes conditions, il voudra bien jouer ce rôle qui naturellement lui est destiné. Mais c’est sans compter avec les envies et les appétits de Antoine Idji KOLAWOLE ancien président de l’Assemblée nationale dont les ambitions transparaissent.
A tous ces points qui opposent les membres du G4 il faut ajouter les appétits de la jeune garde constituée par Forces avec pour chef de fil l’ancien ministre Lazare Sèhouéto qui lorgne aussi cette position de leader de l’opposition. Bref, un cocktail assimilable à une bombe à retardement qui n’augure pas d’une bonne fin de séminaire. Le séminaire de Bohicon contrairement à ce qu’on pourrait croire réserve bien de surprises.
Dieu-donnée KATAKOULA





