Le palais des congrès de Cotonou a abrité du 25 au 27 Novembre, la conférence continentale sur les constitutions africaines. Une réunion organisée par la commission de l’Union Africaine, appuyée par l’Institut International pour la Démocratie et l’Assistance Electorale (IDEA).
Un phénomène qui touche bien de pays et qui menace un bon nombre des Etats africains du fait de la fragilité des constitutions qui, elles mêmes ne prévoient forcément pas des instruments judiciaires à même de les protéger des ambitions, dérives et velléités dictatoriales des ‘’présidents rois’’ qui règnent actuellement sur le continent est : la modification fantaisiste des constitutions. Un phénomène qui devient de plus en plus inquiétant parce que légalisant de facto des régimes souvent vomis et décriés par les peuples. Faire donc des constitutions des Etats membres de l’Union Africaine, des instruments novateurs garante de la démocratie, l’Etat de droit, tel est le principal objectif de la conférence continentale sur les constitutions africaines. Ce fût donc l’occasion pour les participants de faire le point des récents changements politiques intervenus en Afrique et de mettre l’accent entre autres, sur la nécessité d’intensifier la coopération en vue du partage des expériences et enseignements dans le domaine du processus constitutionnel. Les réflexions au cours de cette conférence comme rappelées par le ministre Désiré ADADJA ministre de la communication assurant l’intérim de son homologue des affaires étrangères, tournent autour de 06 points que sont : les processus constitutionnels, les défis, les stratégies et les structures pour renforcer les constitutions africaines, le rôle du constitutionnalisme dans l’intégration africaine et les mesures à prendre en vue de limiter les changements anticonstitutionnels sur les continent. Ce qui a permis de formuler plusieurs recommandations. Au nombre donc des recommandations sorties de ces assises de Cotonou l’accent a été aussi mis par les participants en direction des Etats la promotion sur une culture politique inclusive notamment des femmes, des groupes vulnérables et de toutes les couches sociales, la signature et la ratification par tous les Etats africains de Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007 à Addsis Abeba, en Ethiopie. La commissaire de l’union Africaine en charge des affaires politiques madame Dolly Joiner qui a conduit les travaux, a dans son allocution de clôture invitée les Etats à internaliser les valeurs démocratiques et de respects des droits de l’homme dans les constitutions. Elle dit espérer que dans quelques années des efforts soient consentis afin que pour que toute l’Afrique évolue vers Une ère où les changements illégaux des constitutions relèvent du passé. C’est sur cette note d’espoir que les participants à cette conférence continentale sur les constitutions africaines a pris fin. Reste simplement à espérer que les Etats s’approprient les recommandations pour une meilleure protection judiciaire des constitutions en Afrique.
Dieu-donnée KATAKOULA

