
PR Yayi Boni
Pour détendre l’atmosphère politique nationale, le président de la République et son gouvernement ont décidé de l’organisation de deux journées nationales de dialogue et d’échange politique. Journées auxquelles sont conviés tous les acteurs de la vie politique nationale. Dans le souci de faire de ces journées un succès, le chef de l’Etat a entamé des concertations avec tous ces acteurs politiques.
Ainsi on a assisté ces dernières 48 heures à un défilé des principaux ténors de la classe politique à la présidence de la Répuiblique. Après les jeunes du G13 introduit par le général président Mathieu Kérékou, c’est autour du président du patri social démocrate PSD Bruno Amoussou et du président d’honneur de la Renaissance du Bénin Nicephore Soglo de faire un tour à la présidence. Seulement après leur concertation avec le chef de l’Etat, si tous semblent être d’accord avec le principe et l’idée d’aller au dialogue, il n’en demeure pas moins que les dates choisies par le gouvernement restent sujet à discussion.
Car dans une conférence de presse animée hier au siège du MADEP par le leader du MADEP Antoine Idji Kolawolé, les G et F avaient prévu depuis plus de deux mois de se retrouver en séminaire pour se concerter les 28 et 29 Novembre. Concertation au cours de laquelle les acteurs de l’opposition vont se retrouver pour réfléchir sur les voies et moyens à emprunter pour maintenir la démocratie, la cohésion nationale, garantir le bon fonctionnement des institutions et œuvrer pour le mieux être des populations. Mais le hic est que ces deux dates coïncident avec celles prévues par le gouvernement pour l’organisation de son dialogue national et à laquelle la participation des G et f est indispensable. Idji Kolawolé toujours dans sa conférence de presse a indiqué que le niveau de préparation de leurs assises est très poussé et que ce serait difficile d’y renoncer. Il évoque des dépenses déjà engager et autres.
Mieux comme pour ne pas rassurer l’opinion et le chef de l’Etat sur l’organisation des assises, le président du PSD Amoussou Bruno à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat hier, a indiqué à la presse, que l’organisation de telles assises ne peuvent se faire dans un délai aussi court. Il faudra selon lui « préparer ces assises comme cela a été pour la conférence nationale ». Il précise que ces genres de négociations se font toujours en amont et que ce n’est pas les jours des assises qu’on discute des détails. Nicéphore Soglo lui indique pour sa part qu’il faut bien préparer ces dialogues. Ces déclarations, propositions et prises de positions ne rassurent pas quant à la tenue effective du dialogue politique national. La volonté du chef de l’Etat d’organiser ces concertations reste inébranlable. Mais face au scepticisme ambiant chez ses partenaires politiques on a bien des raisons de jouer au saint Thomas. Vivement que ces assises se tiennent.
Dieudonnée KATAKOULA


