Le 2ème congrès ordinaire de l’Association Nationale des Communes du Bénin s’est achevé le week-end dernier sur fonds de division. Le bureau compact et soudé que dirigeait jusqu’alors le président sortant Blaise Ahanhanzo s’est éclaté en deux. Un, contrôlé par le président sortant et l’autre dirigé par Souley Allagbé maire de Parakou. Une situation regrettable que les partis politiques aussi bien du camp Allagbé que du camp Ahanhanzo tentent de justifier en jetant le tort sur leur second. Mais le plus grand perdant de tout ce feuilleton est sans ambages le président sortant Blaise Ahanhanzo Glélé, qui a choisi s’allié à 24 communes sur 74 présents pour se maintenir aux commandes de l’Association des maires. Un nombre largement inférieur aux 50 communes restées en salle pour plébisciter Souley Allagbé. Pendant les tractations devant conduire à l’élection du président et selon le schéma des maires FCBE et alliés, Blaise Ahanhanzo devait pouvoir conserver son poste de président et les autres postes seront pris d’assauts par les maires FCBE et alliés. Seulement le président Ahanhanzo n’a pas su prendre de la hauteur et s’est laissé aller au jeu du maire de Ouidah Séverin Adjovi qui voulait aussi la présidence et du maire de Porto Novo qui le soutenait. La recherche de solution à la confusion dans laquelle le maire de Ouidah et celui d’Abomey Calavi Patrice Houssou Guèdè ont plongé le congrès devait aboutir pour dégager à la vue de tous, le représentant de l’Atlantique. Ce que Blaise Ahanhanzo n’a pas su faire. Il pouvait aider et se rendre utile dans ce sens. Mais ce fût le contraire. Aujourd’hui le vin est tiré il faut le boire. Va-t-il vouloir passer service à Souley Allagbé ? Certainement pas. Souley Allagbé va-t-il se croiser les bras ? Certainement pas aussi. Même si ce dernier prône le dialogue et promet œuvrer pour le rapprochement et à ramener tout le monde à la maison, il ne peut pas dialoguer seul. Pis, il ne voudra céder son fauteuil de président sous aucun prétexte à qui que ce soit. C’est donc une bataille juridique qui va s’engager. Et ce n’est évident que Blaise Ahanhanzo soutenu par 24 communes, élus par un bureau dans le domicile privée de Adjovi puisse avoir raison sur Souley Allagbé resté au palais des congrès et soutenu par 50 communes. Wait end see.
Dieudonnée KATAKOULA


