L’émission télévisée « Zone Franche de Canal 3 d’hier a reçu comme invité, M. Amos Elègbè. Ancien député à l’Assemblée Nationale, ancien ministre du général Mathieu Kérékou et actuellement conseiller politique du président Boni Yayi, l’homme n’est pas allé du dos de la cuillère pour remettre les députés rebelles, transhumants et sans boussole politique de la législature en cours à leur place. Selon l’article 96 de la constitution béninoise, les honorables députés sont élus pour légiférer mais ceux-ci ne font pas leur travail, a-t-il fait noter. Sur ce, les députés doivent revenir à leur fonction légale pour recentrer et améliorer les débats démocratiques au Bénin, suggère l’honorable avant de saluer l’examen et l’adoption en conseil des ministres mercredi dernier du projet de Décret portant modalités d’application de la Loi 2001-36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition. On attend des partis politiques les déclarations d’appartenance à l’opposition puisque la barrière qui posait d’obstacle à leur acte est maintenant levée par l’adoption de ce décret, a conseillé Amos Elègbè. Pour ce dernier, le parti prédisposé pour jouer le rôle d’opposant au Bénin est le Prd de Me Adrien Houngbédji qui, grâce à cette disposition, bénéficiera de tous les avantages prévus par les textes. L’Alliance G13 n’est pas non plus loin de cette position et ferait mieux de se fixer le plus tôt possible, a semblé dire Amos Elègbè. Parlant du départ de l’honorable Walis Zoumarou de FCBE pour le G13, il a signifié que l’intéressé est libre de choisir sa formation politique. Mais plus loin, Amos Elègbè dira que la transhumance érigée en norme dans les formations politiques notamment au parlement béninois s’explique par le fait que ceux qui s’adonnent à cette pratique ne sont pas fidèles. Le débauchage est donc pour lui un acte d’infidélité des politiciens qui en sont objets. Depuis peu, des voix, surtout celles politiciennes, se lèvent pour fustiger la multiplication par le président Boni Yayi des comptes dans les Banques. Et pour l’invité de « Zone Franche », le président Boni Yayi n’est pas l’exception car ces prédécesseurs l’ont aussi fait et cela est légal et ne va d’ailleurs que de l’intérêt du pays. Dans les banques, l’argent déposé génère des intérêts tandis qu’au trésor, c’est le contraire a-t-il justifié. La tournure que prend la collaboration entre la mairie de Cotonou et le gouvernement du docteur Boni Yayi est à applaudir car ceci permettra de sortir enfin la ville de l’eau et d’impulser son développement, s’est rejouit le député.
Comlan Paul ODAH


