Les forces politiques de l’opposition béninoise sont visiblement décidées à mener Boni Yayi à l’abattoir. Pour arriver à cette fin, il faut avouer que tous les moyens sont mis à profit. Malgré cet environnement de méfiance, Boni Yayi ne lâche pas son ardeur au travail pour le développement. C’est ainsi qu’il a procédé hier à la pause de première pierre du siège de l’Assemblée nationale comme pour démentir les commentaires acerbes qui ont cours depuis quelques jours dans les coulisses de l’Assemblée nationale. Cependant, les acteurs des forces politiques opposantes ont boycotté la cérémonie comme s’ils ne veulent pas du développement que propose Boni Yayi pour l’institution parlementaire. Mais cette attitude est désormais légions. L’autre pratique actuellement décriée est relative à la manigance politique de l’opposition qui prend l’allure d’une tactique militaire d’embuscade savamment orchestrée sur le terrain politique. Ainsi, les choses évoluent aujourd’hui à l’Assemblée comme si Boni Yayi incarnait en lui seul toutes les vilénies du monde. Ces hommes politiques n’ont que faire de sa bonne foi. Et au même moment qu’il pose un acte dans la dynamique du dialogue, cette action est rapidement récupérée pour une autre interprétation en vue de diaboliser encore plus sa volonté d’apaisement de la tension politique. Toute chose qui montre qu’on n’en finira jamais, jamais ; car la ruse politique récupère à son compte toutes les tentatives de conciliation des contre-attaque encore plus rudes et ainsi de suite. Le tableau hautement déplorable des dernières plénières à l’Assemblée nationale confirme cet état de chose qui n’est pas de nature à crédibiliser l’institution parlementaire. En effet, après la lecture de la déclaration des G, tous les députés apparentés ont purement et simplement vidé la salle abandonnant la poursuite des travaux de la plénière pour une conférence de presse visant encore à critiquer la prise d’ordonnance par le chef de l’Etat. Vivement que les uns et les autres reviennent à de meilleurs sentiments ne serait-ce que pour les questions d’intérêt général de la nation.
Fidèle VODOUNON

