Lundi dernier le ministre porte parole du gouvernement Victor Tokpanou a effectué sa première sortie médiatique. Cette sortie, selon le ministre est une prise de contact avec les hommes des médias. Au cours de cette rencontre avec le ministre, l’occasion était offerte aux hommes des médias de poser des questions sur quelques sujets brûlants de l’actualité notamment le remaniement ministériel, et le refus de certains partis politiques de participer au nouveau gouvernement. De questions en questions, le cas du G13 qui a refusé de participer au gouvernement a été évoqué. C’est ainsi qu’un confrère à poser la question de savoir si le ministre pouvait aller un peu plus en profondeur dans les exigences des partis politiques. La réponse donnée à cette question par le ministre est celle-ci : « vous avez posé une question précise, un peu plus loin donc, je me contenterai d’aller juste un peu plus loin. Si vous voulez savoir, la charge pour vous d’approfondir après. Les exigences tournent pour l’essentielles autour de la filière de véhicules d’occasion. Voilà « . Le nouveau porte parole du gouvernement a montré son incapacité à garder sa langue et à se maîtriser devant les journalistes. Quant on sait que c’est le gouvernement qui tend la main aux autres formations politiques de telles déclarations sont à proscrire. Les négociations sont les négociations et restent une affaire de coulisses. Les propos du porte parole peuvent attiser le feu de la tension politique. Le ministre porte parole doit savoir que désormais pour aborder les affaires politiques, il faut sérieusement réfléchir et savoir ce qu’il faut dire et comment le dire pour ne pas commettre les mêmes bêtises que ses prédécesseurs qui, en voulant calmé une situation l’envenime et créent davantage de problèmes au chef de l’Etat. Victor Tokpanou n’a pas droit à l’erreur, celles de ces prédécesseurs doivent lui servir d’exemples. Toutes fois il faut saluer la volonté du porte parole qui a compris très tôt qu’il faudrait renouer avec les points de presse hebdomadaire tel que le faisait Gaston Zossou autant du général Mathieu kérékou pour vite pallier le déficit de communication.
Maliki LALEYE


