La Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) sort de sa léthargie et retrouve ses lettres de noblesse. Contrairement aux fausses nouvelles que ventilent certains agents de la société, et faisant état de la mauvaise gestion des ressources humaines et financières de l’entreprise par son actuel directeur général M. Raphael Dossou, ce dernier tient bon la barre car les enquêtes ont permis de découvrir qu’en réalité ce sont les réformes apportées et l’ordre ramené par le Dg dans la maison de l ‘énergie qui gênent. A sa prise de fonction à la tête de la SBEE, le Dg Raphael Dossou a hérité d’une entreprise complètement électrocutée du fait du désordre administratif qui la caractérise et au regard de l’agonie financière dans laquelle elle est plongée. D’abord, la société comptent plus de mille deux cents (1.200) agents en situation illégale car ils ne sont liés à la l’entreprise que par un Contrat dit d’Insertion Profession (CIP). Lequel contrat n’est malheureusement pas reconnu par la fonction publique car le Contrat à Durée Indéterminée (CDI) et celui à Durée Déterminée (CDD) sont les deux types de contrat reconnus par l’Etat béninois. Ces agents sont de toutes les formations socioprofessionnelles même celles qui n’ont aucun rapport avec les services de la SBEE. Mais ils y étaient soit par affinité avec les responsables de la société ou par pur bricolage et autres gymnastiques mafieuses alors érigés en normes administratives leur permettant d’arrondir les fins de mois. Du coup les bureaux de la société sont bourrés d’agents qui ne sont bons que pour écouter les musiques et visualiser des vidéos téléchargées sur le net et à partir des ordinateurs de la SBEE. En même temps, le délestage grille les appareils électroménagers des abonnés, freinant considérablement la croissance économique des entreprises installées sur le territoire national et hypothéquant la création de richesse dans le pays. Alors, les charges liées au personnel ne permettent nullement à la société de payer ses dettes vis-à-vis de la société mère pour ensuite penser au renouvellement de ses installations vieilles de plusieurs années. Outre les 1.200 agents contractuels illégaux, la SBEE emploie plus de 300 occasionnels qui tirent également profit des maigres ressources financières de la Société. De sources dignes de foi, cette situation oblige l’Etat béninois à soutenir cette entreprise, qui devrait lui créer de plus value, à hauteur de 52 milliards de francs chaque année.
Pour mettre fin à cette anarchie administrative et financière, le Dg Raphael Dossou a, dès sa prise de fonction, engagé des réformes qui font objet de toutes les critiques par des agents en situation irrégulière. De commun accord avec les deux syndicats de la société, il a décidé de nettoyer l’écurie en réduisant dans la mesure du possible l’effectif on ne peut plus pléthorique des agents (contractuels y compris les occasionnels), qui, contre toute attente n’ont par droit à la convention collective de la société. Ainsi, six cents (600) d’entre eux ont été maintenus en tenant compte d’abord du diplôme, ensuite de l’ancienneté puis de la discipline des agents. D’ailleurs quatre des agents épinglés lors de cette opération sont actuellement derrière les barreaux pour trafic de diplôme. Dès lors, la SBEE s’est débarrassée de ces cadres inutiles et budgétivores pour se consacrer normalement à la mission à elle assignée : fournir de l’énergie électrique à tout le peuple béninois en quantité, en qualité et à moindre coût. Malgré les critiques et contorsions mafieuses dont fait objet les actions du Dg Raphael Dossou, ce dernier tient bon la barre et promet redonner à la SBEE, son vrai rôle de fournisseur potentiel de cornant électrique.
Comlan Paul ODAH


La SBEE,un fer de relance de l’économie nationale se devait une reforme pour sa restruturation et son assainissement en vue d’assurer pleinement sa mission de fournisseur potentiel d’énergie électrique, outil indispensable aux défis de la modernisation et de la mondialisation des échanges.