Les enseignants de l’Ouémé-Plateau ne perçoivent pas tous les primes de rentée scolaires. C‘est une évidence au regard des critères établis ou non qui conditionnent l’attribution de cette prime. Le vendredi dernier, le Chef service des affaires financières (Csaf) de la direction départementale de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle de l’Ouémé-Plateau a essuyé gauchement la colère des enseignants décidés à en découdre avec ce dernier. Des sérieux accrochages ont accueilli l’arrivée du Csaf qui aurait échappé à la vigilance des hommes de la craie depuis une semaine que dure le guet-apens. Une fois de plus, le Csaf réussit son coup et les enseignants apparemment très énervés l’ont cherché en vain toute la soirée. Toutes les tentatives pour le rencontrer se sont révélées vaines. Mais devant l’insistance et la menace de soulèvement, le Csaf a décidé enfin de régler la situation tard dans la soirée, mais seulement pour ceux qui détenaient la fameuse carte de recensement dite carte verte. Toute chose qui suscite l’irritation dans le rang des enseignants qui s’estiment laissés pour compte. Face à cet état de chose ;et au-delà du traitement peu révérencieux dont font objet les enseignants en de pareilles circonstances et précisément pour ce malheureux incident du vendredi dernier à Porto-novo, il apparaît impérieux que le ministre Bernadette Sohoudji Agbossou monte au créneau pour situer les responsabilités sur le profil d’enseignants devant prétendre à ces primes dites de rentrée. Pour l’heure, le financier de la Ddesftp entretient le flou face à la question de savoir si c’est seulement les enseignants détenteurs de la carte verte qui ont droit à ces primes. De l’autre côté, les enseignants clament haut et fort que l’avantage des primes de rentrée s’applique à tous les enseignants en fonction et exerçant dans les établissements scolaires publics. Pour qu’on n’assiste pas au pire dans les jours à venir, il urge donc que les responsabilités soient situées à propos de l’attribution des primes de rentrée.
Fidèle VODOUNON


