Les trois jeunes chefs d’arrondissement de la ville de Parakou file depuis un certain temps du mauvais coton. Dans le vil dessein de provoquer la destitution du maire Soulé Alagbé, ils posent des actes qui ne riment en rien avec les textes de la décentralisation. Actes mis à nu et fortement critiqués lors de la deuxième session ordinaire du vendredi 19 septembre dernier par le conseil municipal.
Fixation unilatérale d’une nouvelle grille tarifaire des différentes prestations offertes par la Mairie et engagement fantaisiste de dépenses, sans l’avis préalable du conseil municipal. Voilà comment le collectif des chefs d’arrondissement de la ville de Parakou entend mettre la pression sur le maire Soulé Alagbé rendu célèbre par son pragmatisme, son humilité et son souci du développement local et pour par finir mettre en œuvre la procédure de sa destitution. Au lendemain de l’installation du conseil municipal, les trois chefs d’arrondissement, sous le conseil d’un des leurs en poste au niveau du service éclairage de la mairie ont, par le truchement d’un fournisseur, commandé à crédit des mobiliers de bureau, des postes téléviseurs, des portes télévision. Et comme si cela ne suffisait pas, après avoir adressé la facture à la direction des affaires financières de la mairie, ils commandent à nouveau des frigos. Les deux factures sont estimées à près d’une dizaine de millions. Joint au téléphone hier, le chef du 3è arrondissement n’a pas nié les faits. Il confie que c’est parce que leur collègue est resté longtemps à la mairie qu’ils (le 1er et le 3è CA) ont procédé ainsi. Mais il n’a pas précisé l’intention qui sou tend cet acte qui est en déphasage avec l’orthodoxie financière des collectivités locales. Un des adjoints au maire serait aussi impliqué dans cette sale besogne dont les commanditaires, un homme politique en perte de popularité et un richissime homme d’affaire sont connus (nous y reviendrons). Des actes qui à priori, compromettront dangereusement le développement local à Parakou. L’autre plus belle illustration des violations des textes de la décentralisation par les trois CA de Parakou est l’élaboration et la mise en application d’une nouvelle grille tarifaire des différentes prestations offertes par la Mairie. Les prix des prestations que sont la signature des différents actes et autres conventions ont été majorés. Cette situation fortement décriée par les populations à travers des émissions de grogne sur les radios privées implantées dans la cité des Koburu a contraint Soulé Alagbé à prendre une note de service demandant à ses collaborateurs, les CA de surseoir aux nouveaux tarifs et de pratiquer les taux jusque là en vigueur. A cette requête du président du conseil municipal, les CA ont fait la sourde oreille. Ils ont persévéré dans leur besogne. Les nouveaux tarifs ainsi pratiqués sont restés en vigueur jusqu’à la dernière session ordinaire du conseil municipal, date à laquelle les conseillers, après moult tergiversations les ont harmonisés. Dorénavant la convention de vente de parcelle qui par le passé coûtait en matière de timbre 1.000 francs passe à 5.000 francs. Avant les assises, elle coûterait 6.000 francs. A ce sujet, le CA contacté ne se reconnaît pas à travers ce taux qu’il réduit ce taux à 5.000 francs. Tant l’éventuelle destitution du maire Soulé Alagbé est agitée dans la presse nationale que l’on se demande si Parakou veut renouer avec le cercle infernal de destitution. Affaire à suivre !
Ayédjo M.

