Les élèves et écoliers pourront-ils ou pas reprendre les classes le 6 octobre 2008 fixé par le gouvernement du docteur Boni Yayi dans le cadre de la rentrée 2008-2009 ? Déjà, les rumeurs font état de ce qu’il y aura une grande perturbation lors de cette rentrée à moins que le gouvernement prenne langue avec les différents acteurs du secteur de l’éducation en vue de la satisfaction de leurs revendications. Actuellement le spectre du boycott plane sur la rentrée surtout quand on s’en tient aux déclarations des responsables des centrales syndicales pour qui le pouvoir central reste indifférent face à leur misère malgré les cris de détresse poussés à plusieurs reprises par les travailleurs et plus précisément les enseignements. L’arrêt des nouveaux programmes d’études reste pour eux la condition sine qua none d’une rentrée paisible et bénéfique pour tous mais le gouvernement n’entend pas faire volte face quant à l’application de ces programmes. D’ailleurs, ces syndicalistes l’ont une fois encore souligné lorsqu’ils étaient à la table de négociation avec le gouvernement lundi dernier. Convient-il encore de rappeler ici qu’une marche avait été organisée par la partie syndicale pour exiger le retour du système éducatif béninois à l’ancien programme ? A cette allure et au regard de l’atmosphère déjà tenue que servent les deux parties aux populations, il faut craindre une rentrée mal négociée, boycottée et sacrifiée à l’hôtel des intérêts partisans et égoïstes qui ne rendront, en définitive, aucun service aux innocents enfants qui plus sont l’avenir de la nation. C’est pourquoi les différents acteurs impliqués dans la gestion de la crise qui s’annonce dans ce secteur doivent considérer les âmes innocentes que sont les enfants et privilégier le dialogue sociale aux fins d’éviter le mauvais spectacle du boycott de la rentrée qui s’annone. Le Bénin en sortira grand.
Comlan Paul ODAH


