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 Le 24 septembre, 2008, Kenneth Odah a dit :

Apres les élections locales et communales passées, le peuple béninois s’attend à une nouvelle équipe gouvernementale pouvant conduire le changement opéré par le docteur Boni Yayi depuis Avril 2006. Cette formation suscite beaucoup d’interrogations au regard des tractions pour son ouverture aux caciques de la classe politique traditionnelle. En effet, vu la crise sociopolitique que traverse actuellement le pays, le Président Boni Yayi a décidé de former un gouvernement de large union nationale. Un tel gouvernement ne compromet-il pas les chances du changement ? A l’analyse, il est impérieux de souligner qu’aucun changement ne peut s’opérer avec le retour de la vieille garde aux affaires, vieille garde qui a pendant des années mis le pays à sac par des détournements, l’enrichissement illicite, les paradis fiscaux, le favoritisme, le népotisme, la gabegie et surtout la corruption. On encore souvenance des grandes sociétés société d’Etat disparues telles que la Banque Commerciale du Bénin, des bradages des biens publics comme le domaine de l’ambassade du bénin à Washington, des crimes socio-économiques les plus odieux et bien d’autres péchés ignominieux.
Il aurait fallu donc l’arrivée du Dr Boni Yayi aux affaires pour remettre le pays sur la voie de développement et de l’émergence surtout avec le signal fort lancé aux apatrides. Nous ne voulons pas citer l’arrestation du Président du Madep sefou fagbohoun qui a goutté aux délices de la « maison Blanche ». Les cas de Barthélemy Agnan et Alain Adihou sont également légion. Ce signal fortement soutenu et applaudi par la minorité longtemps victime n’a pas reçu la bénédiction des vieux démons. C’est alors qu’a commencé la lutte contre « la lutte contre la corruption ». Pour ce faire, il faut agiter les faiseurs d’opinion, activer les grogneurs, financer les syndicalistes et créer des « G ». Aujourd’hui que le chef de l’Etat veut rallier la vielle garde politique, quelles chances donner au changement ? Ne met-il pas la main dans le guêpier et la porcherie ? Les prochains jours nous édifieront

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