Pendant longtemps, le football béninois a connu d’énormes difficultés pour décoller. De la béninoiserie à l’affairisme, le sport roi des béninois a connu tous les sorts. Ce qui a eu des conséquences très néfastes sur son take off dans notre pays. Mais depuis le règne d’Adjagodo à la tête de la fédération béninoise du football, un éveil a commencé. Mais il aurait fallu l’arrivée du Docteur Boni Yayi pour remettre notre sport favori sur les rails surtout avec la nomination de Galiou Soglo à la tête du Ministère de sports et des loisirs.
Galiou Soglo, un véritable acteur
Aujourd’hui, quoiqu’on dise, le Ministre Galiou Soglo apparaît comme un véritable acteur de la révolution du football dans notre pays. En bon visionnaire, il a compris la nécessité de redynamiser le onze national. Très tôt, il a effectué une tournée pour dénicher et convaincre les footballeurs béninois encore inconnus. Ce travail technique a largement porté ses fruits avec l’arrivée du nouvel entraîneur Michel Dussuyer qui a déjà fait ses preuves en Afrique. C’est alors que commence la véritable révolution footballistique au Bénin.
Le onze national
Les Ecureuils ont montré à tout le peuple béninois et à toute l’Afrique d’ailleurs, que les efforts du gouvernement Boni Yayi à leur égard méritent encouragement. Plus de problème de prime de match, pas de difficulté pour l’hébergement, un bon coach, bref, les petits désagréments qui faisaient l’objet des mécontentements ont disparu totalement laissant place à une réelle volonté de défendre les couleurs nationales. Jocelyn Ahouèya ne dira plus : « quand je cours, l’argent me retient », comme c’était le cas en Tunisie 2004. En clair, les autorités du pays ont manifesté leur volonté d’accompagner le onze national partout et en toute circonstance. Nous avons souvenance du dernier match de qualification CAN Ghana 2008 contre la Sierra Léone. En effet, trois jours avant leur voyage sur Freetown, le onze national a livré un match contre les institutions de la République, match auquel a participé le chef de l’Etat le docteur Boni Yayi, toute chose qui a dopé le moral au onze national. C‘est dire donc que quand la volonté politique y est, quand le favoritisme disparaît ainsi que la béninoiserie, tout roule comme sur des roulettes. C‘est d’ailleurs ce qui fait du Bénin aujourd’hui le 4è sur le continent en matière de football après le Nigeria, le Burkina Faso et le Cameroun.
Les Ecureuils juniors
Sur les traces des seniors les Ecureuils juniors font de bons boulots. Aujourd’hui, ils marqueront, à cette allure, leur présence à Coupe d’Afrique de Nation junior qui se déroulera en Algérie l’année prochaine. C’est pourquoi, ils se préparent activement pour garantir leur ticket.
Les cadets
Tout comme leurs aînés, les Ecureuils cadets ont montré au peuple béninois qu’ils ont quelque chose entre les jambes. Battus au Nigeria dans des conditions que tout le monde connaît, les Ecureuils ont donné une bonne leçon de football au champion en titre du monde le week-end dernier par un score lourd de 3 buts à 0. Ces efforts au-delà des attentes s’expliquent aisément par l’éveil et la volonté des béninois à être présents au concert des Nations. Parler de l’Afrique aujourd’hui sans parler du Bénin apparaît comme humiliant au regard de l’orgueil qu’on connaît des béninois surtout avec la nouvelle dynamique du Président Boni Yayi et sa vision de faire du Bénin un pays Emergent. Car la route de l’émergence doit indubitablement passer par l’émergence des routes, des infrastructures, des Ecoles, des services de santé, de biens et services, et bien évidemment du sport en général et du football en particulier. C’est justement ce qu’a compris le jeune ministre Galiou Soglo depuis plus d’un an qu’il conduit de main de maître le Ministère des sports. Au regard de ces efforts et de cette révolution, il est important de souligner que Galiou Soglo a comblé les attentes du peuple béninois par l’impulsion qu’il ne cesse de donner au sport roi des béninois en particulier et à tout son département ministériel en général. Un homme, une vision, un résultat donc.
Ken EGBIN


