Le G13 convoite des postes ministériels dans le prochain gouvernement du docteur Boni Yayi mais se retient, tapis dans l’ombre, d’y adhérer. Au nom de son caractère hétéroclite, le groupe des treize députés regroupés au sein du G13 tantôt de la mouvance présidentielle, parfois de l’opposition critiquant sans réserve aucune toutes les actions du gouvernement, et souvent centriste, adoptent de plus en plus des positions qui, à la longue, risquent de les rattraper. En effet, ces honorables députés ont fait savoir dans le communiqué final de leur université dite d’été organisée à la fin du mois d’Août à Ouidah, qu’il réaffirment leur appartenance à la majorité parlementaire en vue de la formation d’une mouvance plurielle aux côtés du chef de l’Etat le président Boni Yayi à qui, ils demandent de poursuivre les mobilisations pour l’apaisement de la tension sociopolitique que travers le Bénin. Dans le même temps ils nient toutes impressions de rentrer dans le prochain gouvernement malgré la main tendue du chef de l’Etat et les démarches de certains députés du même groupe à l’endroit du docteur. Hors dans ce groupe, tout le monde sait aujourd’hui qu’il y a certains qui veulent entrer dans le gouvernent ou à défaut faire entrer les leurs aux fins de bénéficier de la bénédiction du président de la République. Dans le même temps, l’assainissement des finances publiques instauré par le chef de l’Etat depuis son arrivée au pouvoir ne reçoit nullement l’adhésion de certains politiciens hommes d’affaires regroupés au sein du G13. Pour cela et en vue de lui faire changer sa méthode de gouvernance, ils ne veulent pas voir leurs collègues s’associer à cette manière de gérer en rentrant dans le gouvernement mais plutôt maintenir voire durcir leur position servant d’obstacles aux initiatives du gouvernement afin d’amener le président Boni Yayi à rouvrir les circuits de la mafia rétrécis et même complètement bouchés par endroit dès l’arrivée du régime du changement. Actuellement, le groupe est divisé avec pour conséquences des déclarations illogiques, décousues, ambiguës, et des actes indignes de représentants du peuple. Les intellectuels du groupe voulant composer avec le gouvernement sont en butte aux idées tout à fait contraire des hommes d’affaires pour qui, les chiffres d’affaires ne doivent en aucun cas dégringoler mais plutôt accroître envers et contre toutes les procédures et normes en vigueur. C’est une véritable guerre d’intérêt.
Comlan Paul ODAH


