L’équipe nationale de football du Bénin a battu hier au stade de l’Amitié de Kouhounou, son homologue de l’Angola sur la marque de 3 buts à 2. Une victoire qui conforte le Bénin à la tête du groupe 9 dans cette complétion car il compte désormais 12 points devant l’Ouganda, l’Angola et le Niger. Tout a bien commencé pour les Ecureuils car juste après le coup d’envoi et à la première minute ils ont réussi à ouvrir la marque. Mais quelques minutes après les angolais reviendront au score. S’en est suivi une pluie de buts qui portera le marquoir électronique béninois à trois buts contre deux pour les angolais dépassés par l’événement. Le public en liesse a chanté la victoire qui a propulsé le Bénin sur la voie de la qualification et les Ecureuils dans la cour des grands. Seulement, ils n’ont pas rassuré.
Des incompétences sur la place publique
Malgré cette victoire difficilement accouchée, il faut remarquer que les Ecureuils n’ont pas convaincu de par leur prestation. En effet, de la défense à l’attaque le système a dysfonctionné. Les joueurs ont perdu leur réflexe habituel étalant ainsi des incohérences et des erreurs inexplicables. En défense, c’est la catastrophe. Kalède Adénon. Reconnu pour son aptitude et son dynamisme à stopper les offensives et les agressivités de l’attaque adverse, il s’est retrouvé dans une position qui ne favorise guère le onze national. Moustapha Agnidé quant à lui a livré le match le plus chaotique de sa carrière footballistique. On se demande comment un joueur de son acabit peut étaler des tares aussi piteuses, ignominieuses et lamentables ? L’homme sans doute a fait son dernier match au sein de l’équipe nationale béninoise. Damien Chrysostome a purement et simplement perdu le crampon. Sur les aires du jeu, cet Ecureuil était déboussolé et complètement désaxé. Pendant les 90 minutes, Chrysostome a perdu pratiquement tous ses duels. De façon générale, il n’y a pas de relais entre la défense et l’attaque. Le milieu n’a pas du tout fonctionné. On y note des dégagements à l’emporte pièce tout au long du jeu. A l’attaque, en dépit des trois buts marqués, les Ecureuils n’ont pu percer avec aisance le mur adverse. Plusieurs occasions de buts ont été perdues. Le taureau de Pobè Razack Omotoyossi a déçu le public béninois malgré son doublet. Toujours tête baissée, il n’a jamais compris que le football est un jeu collectif monopolisant du fait le ballon rond même dans les situations les compliquées. C’est dire donc qu’il lui reste beaucoup à faire pour parfaire son jeu trop brouillon et individuel.
Michael Poté, l’homme
du match
Nouvellement et fraîchement venu au sein du onze national, Michael Poté a tout d’un grand joueur. Il s’est fait remarquer tout long de la compétition avec des réceptions professionnelles, des passes précises, de beaux gestes et des débordements fascinants. Pendant les 90 minutes, il a démontré tout son savoir et son savoir faire en matière de football. Pour ce, il aura été applaudi à plusieurs reprises par le public sportif béninois émerveillé.
L’absence remarquable de Sèssègnon et de Ogoubiyi
Ce match qui a lourdement pesé sur le onze national tire entre autres ses raisons du fait de l’absence de Stéphane Sèssègnon et de Mouritala Ogoubiyi. Cette absence vient prouver au public béninois que ces deux constituent des maillons essentiels au sein des Ecureuils. Les Ecureuils ont certes remporté la victoire malgré leur absence mais leur présence aurait pu donner à l’équipe nationale une valeur plus absolue au score enregistré lors du match d’hier. Le professionnalisme se serait plus ressentit dans la coordination du jeu et les conclusions dans la surface de réparation de l’équipe adverse seraient mieux applaudies.
A l’analyse de ce match comptant pour la 5eme journée des éliminatoires de la Can-mondial 2010, il faut dire que les Ecureuils ont remporté la victoire mais la guerre reste à préparer durement en vue de nettoyer les imperfections pour rassurer le public béninois fortement amoureux du cuir rond qui commence déjà à croire de nouveau au onze national.
Rudolph FAGLA
