Hier, les conseillers communaux Fcbe et forces alliées de la mouvance ont donné une conférence de presse suite aux spéculations liées à l’installation du conseil communal d’Abomey-Calavi. Fustigeant l’agressivité et la violence de leurs amis d’en face, les conférenciers ont appelé les uns et les autres au sens patriotique pour l’édification d’une démocratie apaisée. Lisez l’intégralité de leur déclaration.
Conférence de presse des conseillers communaux Fcbe et forces alliées de la mouvance suite à l’installation du conseil communal d’Abomey- Calavi
Abomey Calavi, le 04 Septembre 2008
Mesdames, Messieurs les journalistes, merci de répondre aussi nombreux à notre conférence de presse. Comme vous le savez, l’installation du conseil communal a donné lieu ces derniers jours à des spéculations de tous genres tendant à violer la conscience de nos paisibles populations.
Pour ne pas laisser plus longtemps perdurer cet état de chose, nous conseillers élus des forces politiques de la mouvance présidentielle avons décidé d’apporter l’éclairage qui s’impose.
En effet, depuis le 03 Juin 2008 le Préfet des départements de l’Atlantique et du littoral fait l’objet d’attaques malsaines de toutes sortes de la part de nos amis d’en face suite à la non installation du conseil communal d’Abomey Calavi. Et c’est pour faire la preuve de son attachement à la légalité républicaine que Madame le Préfet par arrêté No 0229/Dep Atl Litt/Sg/Stccd du 29 Août 2008 a convoqué les conseillers élus de la Commune d’Abomey Calavi en vue de l’installation dudit conseil, devant déboucher sur l’élection du Maire, de ses adjoints et des Chefs d’Arrondissement.
A l’ouverture de la séance, les conseillers de la majorité Présidentielle étaient présents. Ceux de la partie adverse la RB, et ses alliés étaient au nombre de 3. Le reste de leurs conseillers étaient sur les lieux mais enfermés dans le bureau de Monsieur Gnonlonfoun Lazare 2e adjoint au Maire sortant d’Abomey Calavi. Cette manœuvre leur a permis de soulever un préalable de droit lié à la nécessité d’un quorum avant l’installation et de récuser les procurations présentées par les conseillers Fcbe et alliés. Ce préalable de droit a été battu en brèche par le Préfet qui a lu à l’assistance l’Arrêt N° 002/Ca du 5 Février 2004. Se sentant battu sur le terrain de droit, et voyant que le Préfet allait procéder à l’installation, ils ont exprimé le souhait de faire rentrer les 13 autres conseillers mis en réserve et qui avaient commencé par faire du bruit à la porte.
Contre toute attente, le Préfet a cédé à leur exigence car en principe à cette étape de la cérémonie on ne devrait plus les accepter dans la salle. A ce niveau on croyait qu’ils étaient arrivés dans un souci d’apaisement pour faciliter l’installation. Au lieu de cela nous avons assisté au déroulement de la 2è phase de leur plan, savamment prémédité pour bloquer la cérémonie d’installation.
C’est ainsi que le concert des sifflets, des tambourinements, des cris et autres chants guerriers, a commencé et a duré plus de 2 heures d’horloge : comportement qui n’est que le reflet des scènes hideuses que leurs formation politiques nous servent à l’Assemblée Nationale. Face à cette situation déplorable, le Préfet a dû suspendre la séance pour pouvoir calmer les esprits.
Après la reprise une heure plus tard, les mêmes scènes ont repris avec plus de violence, d’agressivité, d’injures et de menaces à l’encontre de certains conseillers alliés des FCBE et plus particulièrement au Préfet et à sa délégation. Tout ceci en présence des Huissiers commis par les deux parties. Malgré les multiples rappels à l’ordre pour faire entendre raisons aux conseillers contestataires, ceux ci sont restés campés sur leur position de troubler l’ordre public. C’est ainsi que le Préfet a été obligé de déplacer la séance dans une autre salle de la Mairie tout en invitant les conseillers à l’y rejoindre. Nos amis d’en face ont opposé une fin de non recevoir en choisissant délibérément de faire la politique de la chaise vide.
Après constat fait de la situation par le Préfet en présence des huissiers des deux parties la cérémonie d’installation s’est poursuivie jusqu’à son terme.
Nous nous étonnons que nos amis qui ont réclamé à corps et à cri l’installation des conseils communaux, n’hésitent même pas à bloquer le fonctionnement de l’État aient choisi d’emboucher aujourd’hui la trompette du non droit.
Cela étant, nous nous devons de relever une contre vérité
Le 3 Juin 2008 lors de la cérémonie d’installation raté, les élus FCBE et alliés ont réclamé la réparation de l’erreur matériel commise par la CENA dans l’attribution des sièges de Godomey, avant l’installation. Il n’a jamais été question de conditionner l’installation à la délibération de tous les recours par la Cour Suprême. (Se référer au film téléviser du 3 Juin 2008).Ces mêmes personnes qui hier défendaient la thèse selon laquelle les recours ne sont pas suspensifs, sont subitement devenus les ardents défenseurs du recours suspensif.
Au total, Messieurs, Madames les journalistes, comme vous le savez bien, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le conseil Communal est bel et bien installé dans les formes et selon les règles de l’art. Nous invitons nos amis dont nous avons toujours salué le légalisme d’emprunter les voies recours requises en de pareilles circonstances. Sinon comment comprendre que ceux qui se réclament démocrates affichent cette attitude ambiguë de vouloir une chose et son contraire.
Quant à nous forces politiques de la mouvance présidentielle nous restons sereines et en appelons au sens patriotique de tous les démocrates béninois pour l’édification d’une démocratie apaisée.
Vive le conseil communal d’Abomey Calavi
Vive le changement
Vive le Bénin


