Le mimétisme est permis mais dans le cas d’espèce, les honorables députés regroupés au sein du G13 sont allés trop loin en choisissant d’organiser cette université qui plus est, selon eux, une université d’été. Pour qui a bien fait au moins ses études primaires au Bénin ou qui, à défaut, y réside depuis l’entame de la cinquième législature (soit environ deux ans de séjour), sait que le Bénin se situe en Afrique de l’Ouest et est soumis à deux types de climats. Au Sud un climat équatorial chaud et humide, les précipitations étant plus importantes à l’Est qu’à l’Ouest. Au Nord, un climat tropical avec une seule saison des pluies et une seule saison sèche. L’harmattan, vent chaud et sec du Nord-Est, fait sentir ses effets jusqu’à la côte. En un mot, il existe deux saisons au Bénin. Une sèche et une pluvieuse. Un clin d’œil dans le dictionnaire confirme que l’été est la saison la plus chaude de l’année. Jusqu’à présent aucun géographe soit-il béninois ou étranger n’a dit, encore moins prouvé que le Bénin compte dans son climat l’été. Pourquoi les députés du G13 ont-ils alors décidé d’appeler leur réunion d’université d’été si tant est que le mot « été » pris de façon isolée n’a rien avoir avec le contexte et est également loin (jusqu’à preuve de contraire) de la situation sociopolitique, économique, culturelle, cultuelle et géographique du pays. De ce point de vue, les honorables députés de ce groupe ont déçu de par leur inculture et de surcroît au regard de l’infécondité qui les caractérise si tant est que personne d’entre les treize n’a pu ramener cette initiative au fait qu’ils ne sont pas des occidentaux. D’ailleurs cette inculture et infécondité intellectuelle les plongent plus loin au fond de la gadoue lorsqu’on se réfère au sens vrai de l’expression « université d’été » afférente à leur rencontre des 29 et 30 Août à l’hôtel Casa Del Papa de Ouidah. En effet, l’université d’été est l’ensemble de réunions et de conférences qu’organisent certains partis politiques pendant les vacances d’été à l’intention de leurs militants, en particulier des plus jeunes d’entre eux, et destinées à compléter la formation de ceux-ci, à susciter des débats, à proposer des thèmes de réflexion, etc. voilà qui est clair. Convient-il de rappeler, il n’existe pas d’été au Bénin. Par conséquent on ne saurait parler de vacance d’été. De plus, le G13 est un regroupement politique hétéroclite et non un parti politique, donc ne pouvait en aucun cas qualifier ses réunions d’université d’été. Pire, l’université d’été des députés du G13 a été tout sauf une réunion organisée en faveur de leurs militants encore moins de ceux des plus jeunes d’entre eux puisque les participants à cette rencontre ne sont faits rien que des députés du groupe qu’on ne saurait classer dans la classe juvénile. Au regard de tout ce qui précède, les députés du G13 peuvent-ils expliquer pourquoi ont-ils décidé de donner le nom « université d’été » à leur réunion? En toute franchise, ils n’en seront pas capables. Si non, les dégâts, s’ils n’avaient pas pu être évités auraient pu être limités épargnant aux citoyens avertis cette randonnée « parlementéro-catastrophique » que leur ont servi les sociétaires de Issa Salifou, Edmond Agoua Rachidi Gbadamassi et autres. Comme souligné plus haut, c’est ni plus ni moins de l’inculture, du yoyo et du bordel politique. Et c’est ceux_là qui portent à tort ou à l’envers et contre combien, (on ignore), des critiques sur ce dont il sont incapable de songer faire. Même en groupe de treize « intellectuels », leurs réflexions ne sont pas loin de celles d’un gamin de treize ans, citoyen de Cotonou, et dont le père a pu s’acheter soit un poste de Radio et/ou de télévision, lui permettant d’avoir des nouvelles d’autres pays et franchissant au moins la classe du cours moyen. C’est une honte pour les députés du G13 de s’être permis une telle agénésie. Dans cette condition, que peut-on concrètement attendre de bon ou de positif des cadres comme ceux-là pour un pays en voie de développement comme le Bénin ? Inutile donc de conseiller au docteur Boni Yayi de se méfier des politiciens de cette qualité s’il ne veut chanter le requiem du changement qui lui est aussi cher.
Comlan Paul ODAH
