Le ministre de la santé publique, le docteur Kessilé Challa était l’invité de l’émission télévisée de Canal3 Bénin « Zone Franche » d’hier. Au cœur des débats figure le mouvement de grève qui paralyse depuis quelques semaines les centres hospitaliers du Bénin, la gestion du choléra qui frappe le pays et naturellement la lecture de l’actualité sociopolitique selon l’invité. Le jeudi soir, ce dernier était déjà sur le plateau de la télévision national avec son homologue du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando. A cette occasion, les deux personnalités ont fait le point des négociations menées pour le dénouement de la crise qui secoue actuellement le secteur de la santé. Hier, le ministre Kessilé Challa est revenu avec beaucoup plus de précision sur les stratégies annoncées jeudi. Et a apporté des explications sur le communiqué publié par le gouvernement sur la gestion de cette grève par le pouvoir central. Le gouvernement a eu l’humilité de remettre la balle à terre en mettant sur pied un comité paritaire qui étudiera de commun accord avec les partenaires sociaux, l’attribution des primes sujettes à polémiques, a déclaré le ministre de la santé. Ce qui est sûr, les primes auxquelles auront désormais droit les agents paramédicaux seront supérieures aux six mille francs qui leur sont précédemment payées mais il serait aussi injuste qu’is veillent bénéficier des mêmes avantages que les médecins et autres spécialistes de la santé qui, en toute honnêteté, restent et demeurent leur supérieurs, pouvait-on apprendre du ministre Challa. Le ministre du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando avait déclaré jeudi que dorénavant, chaque mouvement de grève sera sanctionné par une défalcation sur salaire des grévistes. Dans cette condition, peut-on s’attendre à la levée de la motion de grève des agents paramédicaux visiblement en boule. Quelle allure prendront désormais les mouvements si les grévistes refusaient d’obéir aux décisions du pouvoir central ? A quelle sauce les malades déjà martyrisés sur les lits des hôpitaux seront-ils mangés ? Seuls les jours à venir édifieront.
Sur l’émission, le ministre de la santé a également fait le point de la gestion du choléra qui frappe actuellement le Bénin. A ses mots, environ 450 cas ont été enregistrés mais la mobilisation et la détermination des professionnels de la santé n’ont donné aucune chance à cette pandémie d’avoir le dessus de leurs victimes.
Comlan Paul ODAH

