La situation de Tension qui prévaut au Bénin aujourd’hui est sans nulle doute inquiétante à plusieurs égards. D’abord au plan économique, un pays pauvre comme le Bénin avec des ressources limitées et essentiellement fiscales ne peut connaître la prospérité sans un minimum de stabilité. Or depuis 6 mois et peut-être plus, il y a toujours un mouvement de grève dans une direction, un ministère ou une société d’Etat. L’Etat sort toujours plus pauvre de ces mouvements répétés qui ne favorisent pas le renflouement des caisses. Ainsi, les efforts consentis depuis Avril 2006 par le gouvernement en place sont battus en brèches en un laps de temps et il faut sans cesse recommencer. Au plan politique, les acteurs font preuve d’une bassesse inédite qui scandalise observateur, bailleurs de fonds, citoyens honnêtes et j’en passe. Conséquences, le Bénin perd en crédibilité au plan international. A l’intérieur, la démocratie se sent menacée. La violence des mots a atteint son paroxysme au point où le petit béninois se demande si ces hommes qui s’insultent ne saisiront pas un jour les armes pour se régler les comptes. Ailleurs, il en a fallu vraiment moins que déclencher une guerre civile. C’est pourquoi, l’initiative de l’ONG ALCRER pour la non-violence est très propice en vue de la sauvegarder de nos acquis démocratiques. Nous disons avec ALCRER, oui à la non-violence, oui à la paix, oui au dialogue, oui au consensus. Les radicalistes doivent assouplir leurs positions et accepter les concessions. En vérité, si on ne se lève pas aujourd’hui pour dire non aux injures publiques, non aux escalades verbales, non aux injures publiques, non aux escalades verbales, on ne sera peut-être plus là pour éteindre le feu des AKMS, des mitratettes, des bombes et consorts. Acceptons nos différences pour faire un bout du chemin ensemble.
Vital AHOTONDJI
