Apres le match Bénin Maroc qui s’est soldé par le score de 3 buts à 1 en faveur des Marocains ,une interview a été réalisée avec le sélectionneur national des écureuils Michel Dussuyer,qui nous livres ses impressions .lisez
Quelle appréciation faites-vous du match contre le Maroc ?
Une première mi-temps intéressante et pleine d’enseignements dans l’optique du match contre l’Angola. Cette rencontre m’a permis de faire une revue d’effectif et de jauger les possibilités de joueurs ayant peu de temps de jeu. Je regrette l’expulsion de Damien Chrysostome qui a faussé la deuxième période et n’a pas permis une complète revue d’effectif. Le talent des marocains était nécessaire pour moi. Maintenant il est vrai que le premier but sur corner et l’action menant à l’expulsion de Damien Chrysostome me font rager car on était prévenu. Les petits détails font les grandes différences. On apprend toujours beaucoup plus des échecs que des victoires.
Pourquoi avoir choisi le Maroc qui finalement a été plus fort ?
Le résultat ne change rien. Je souhaitais que l’on rencontre une forte opposition et jouer le Maroc sur ses terres en est une. Je ne pensais pas pousser la difficulté jusqu’à à jouer en infériorité numérique.
Vu cette défaite, ne craignez-vous pas pour le match contre l’Angola ?
Je ne crains pas l’Angola mais je respecte énormément cette équipe, mondialiste en 2006 et quart de finaliste de la Can en 2008
Oumar Tchomogo n’était au Maroc, pourquoi ?
Oumar TCHOMOGO n’est nullement écarté comme j’ai pu le lire. Il n’a pas été retenu pour ce match car il est sans club, ce qui ne lui permet pas d’être compétitif actuellement. J’espère que sa situation va évoluer rapidement.
Dieu-donnée KATAKOULA
COMMISSION D’ENQUETE SUR LA GESTION DE NAGO
Quelles chances d’aboutissement ?
La clôture de la sixième session extraordinaire de l’année 2008 s’est soldée par la requête de 41 députés qui demandaient une 7ème session pour ce jour. L’ordre du jour proposé par les signataires de cette requête s’articulent autour des points suivants : proposition de résolution déposée le 21 août 2008 relative à la constitution d’une commission d’enquête sur les activités et la gestion du président de l’Assemblée Nationale, l’examen du rapport de la commission d’enquête sur les activités et la gestion du président de l’Assemblée nationale qui découle de la mise en œuvre du premier point, la proposition de loi organique portant amendement de la loi organique sur la Haac, la désignation des députés membres de la Haute Cour de justice et des parlements régionaux, et les questions au gouvernement. S’agissant du premier point inscrit à l’ordre du jour, les 41 députés souhaitent que la commission soit constituée par un membre de chaque groupe parlementaire. On sait aujourd’hui que le parlement dispose de 08 groupes parlementaires dont 04 pour FCBE. Théoriquement, l’opposition aura 4 membres et la mouvance 04. Si une partie oppose son veto aux conclusions de la commission, celle-ci sera étouffée dans l’œuf. Les anciens députés le savent très bien. Visiblement ils ont opté pour une guerre de tranchée. Mais à quelle fin ? Peut-être aussi qu’ils ont déjà acquis quelque FCBE intéressé à leur cause. Alors on se demandera si les députés FCBE accepteront de livrer Nago en pâture à une commission initiée par des partis frustrés et dont les conclusions seraient déjà connues avant même que le premier mot du rapport soit écrit s’il n’en tenait qu’à eux ? Que se passera-t-il si le camp d’en face force le passage avec le nombre ? N’est-ce pas pour prendre la mesure de toute la question que Nago a répondu que les activités parlementaires et extra-parlementaires étant programmées pour la période allant de mi août à mi septembre, cette demande de la 7ème session extraordinaire fera l’objet d’étude au niveau du bureau pour fixer la date convenable pour tous. Il lui faut apparemment du temps pour asseoir sa stratégie et sa défense. De toute façon, les députés en général sont unanimes à reconnaître que les probabilités de destitution de Nago sont très minces. Parce que d’abord au niveau financier, la commission aura de mal à trouver ne serait-ce que des indices de mauvaise gestion. Au niveau politique, à part quelques erreurs d’aiguillonage, la police des débats en plénière par exemple, il n’y a rien à dire. Malgré toutes ces évidences, les députés révolutionnaires foncent la tête baissée. Quelle forêt cache donc l’arbre ? Espérons que le parlement au cours de cette 7ème session ne se transformera pas en pétaudière. Rappelons pour finir que les députés signataires de la requête ont exposé les motifs de la proposition de résolution relative à la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les activités et la gestion du président de l’Assemblée nationale, résumés ici en 12 points. Les signataires souhaitent que la lumière soit faite d’une manière générale sur les activités et la gestion du président de l’Assemblée Nationale et en particulier sur d’importantes questions sur lesquelles le rapport du Président a fait l’impasse notamment :
1-Les raisons de la non désignation des représentants de la représentation nationale à la Haute Cour de justice ;
2- La clarification des conditions de désignation des membres de la cour Constitutionnelle ;
3- Les raisons expliquant la non désignation des membres du Parlement béninois dans les parlements régionaux ;
4- Les raisons du gel du contrôle de l’action gouvernementale ;
5- Les menaces sur les libertés individuelles des parlementaires ;
6- Le non respect de l’indépendance du parlement et la dégradation de son image en tant qu’institution de contre pouvoir ;
7- La gestion administrative et financière de parlement ;
8- La gestion des missions à l’étranger ;
9- D’importantes sommes qui auraient été soustraites pour fabriquer des étrennes de campagne ;
10- Le recrutement peu orthodoxe de personnels ;
11- L’utilisation abusive des moyens du parlement à des fins personnelles, politiques et partisanes ;
12- le non respect du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale ;
Vital AHOTONDJI
