Pour faux et usage de faux, abus de confiance, outrage au peuple béninois, et tous ces délits que les avocats et magistrats savent si bien qualifier, la céna dirigée par Pascal Todjinou doit répondre devant les juridictions compétentes du Bénin. Cette céna est, en effet, inexcusable au regard des multiples incohérences relevées par la Cour suprême chargée de régler le contentieux électoral. On arrive à peine à croire ce qui s’est passé. Des hommes et femmes ont été déclarés conseillers alors même qu’ils ne furent pas candidats aux élections. Des procès verbaux ont été truqués et modifiés, le nombre de votants dépasse à certains endroits, le nombre d’inscrits et des pires. Que Todjinou et son équipe disent donc au peuple béninois comment tout cela a pu se passer. Ils sont en vérité les auteurs et acteurs de la crise actuelle qui secoue le Bénin. et pourtant Todjinou avait pris le temps nécessaire pour délibérer. Jamais auparavant une cena n’avait pris autant de temps avant la proclamation des résultats. C’est donc en fait pour mieux commettre leur forfait qu’il leur a fallu plus d’un mois. Heureusement, le Bénin a une justice qui peut faire sa fierté malgré les incantations prononcées par certains politiciens à son encontre. Si nous assistons de plus en plus à une dégradation du tissu social, c’est sans doute dû à la sale besogne de ces éhontés qui n’ont pas su rendre la vérité des urnes. C’est contre cette cena que le G4, le G13, et consorts devraient se rebeller. Mais on comprend leur mutisme si on se rappelle les intrigues politiques et tractations qui ont prévalu lors de son installation. Ce bloc qui s’était formé autour de Todjinou et qui a empêché à trois reprises sa destitution avait une mission bien précise. Ces politiciens qui ont monté la céna de Todjinou savaient que les urnes ne suffiraient pas à l’élection de leurs partisans. Il fallait une alternative : Todjinou et son équipe. Et voilà, on en est là avec une vive tension socio politique insoutenable. C’est pourquoi, ces gens irresponsables qui ont tenté de mettre à mal notre paix et notre quiétude doivent répondre de leur inconscience devant nos juridictions et servir de leçons aux potentiels fossoyeurs qu’on enverrait en mission prochainement.
Vital AHOTONDJI

