Hier, le directeur de cabinet du président de l’assemblée nationale Comlan DADEGNON et le lieutenant colonel Antoine Guy ADJAHO première autorité militaire en charge de la sécurité au parlement ont donné une conférence de presse pour rétablir la vérité sur la supposée insécurité au parlement .c’était hier au codiam de Cotonou devant toute la crème de la presse béninoise. « Aucun garde de corps de députés n’a été désarmé comme le font croire des rumeurs ces derniers temps ». Aucun indice d’insécurité n’est enregistré à ce jour au parlement, le lieutenant colonel reste confiant que cette information n’est qu’une pure rumeur.
D’où est parti le problème ?
Le 30 juillet passé le garde de corps de maître Adrien Houngbedji aurait fait une demande d’arme de type AKMS pour une mission ponctuelle dans le nord (Parakou). Ce qui lui a été normalement accordée. Mais selon les textes, et d’après les explications du lieutenant colonel, juste après la mission, le garde de corps de Houngbedji devrait restituer l’arme AKMS .Malheureusement ce ne fut pas le cas, il a fallu un rappel à l’ordre pour que le garde de Houngbedji puisse retourner le 12 Août l’arme. Au surplus, la mission pour laquelle l’arme a été demandée n’a pas été effectuée.
Lisez la déclaration du lieutenant colonel Guy Adjaho commandant militaire de l’assemblée nationale
Mesdames et Messieurs
Je vous souhaite la bienvenue à ce point de presse.
Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent faisant état d’une insécurité grandissante à l’Assemblée Nationale. La vie de certains députés serait en danger parce que leurs gardes du corps auraient été désarmés.
Je voudrais ici et publiquement déclarer qu’aucun indice d’insécurité n’existe à l’Assemblée Nationale. Des dispositions ont toujours été prises ave diligence pour renforcer la protection de l’intégrité physique du député qui en exprime le besoin.
Aucun garde du corps de député n’a été désarmé depuis l’installation de la 5ème législature.
Tout ce qui se dit et s’écrit actuellement n’est que des contrevérités et pures élucubrations si ce n’est de la désinformation ou de l’intoxication.
Ce point de presse est l’occasion de vous rencontrer pour restituer la vérité.
De la situation des armes de type AKMS
Au mépris des principes et règlements en vigueur dans les armées en matière d’emploi et de maintien en condition de l’armement, un nombre important d’armes de type AKMS ayant été mises à la disposition de certains gardes du corps de députés dans le cadre d’une mission ponctuelle, n’ont pas été intégrées au magasin d’armes du Groupe de Sécurité de l’Assemblée Nationale, à l’issue de ladite mission.
Pire, ne disposant pas d’infrastructures appropriées pour la conservation de ce type d’armes, des gardes du corps les abandonnent dans des domiciles privés sans respecter les normes de conservation et de sécurité prescrites. A cela s’ajoute la tendance de certains d’entre-deux à utiliser cette arme pour commettre des exactions dans leur entourage.
Il apparaît donc que la situation ainsi décrite pose non seulement un réel problème de sécurité des citoyens mais également une violation inadmissible des principes et règlements militaires au sein du Groupe de Sécurité.
Mesures prises.
Face à la négligence voire l’irresponsabilité de ces gardes du corps, le Commandement du Groupe ne saurait se déroger aux principes et règlements militaires. Il a donc décidé de les faire respecter rigoureusement.
C ‘est ainsi que les gardes du corps qui ont perçu ces AKMS ont été invités à les réintégrer.
Je tiens à faire remarquer que les gardes du corps ne devraient pas détenir en permanence l’AKMS. Mais ils sont autorisés à porter en permanence une arme d’un autre type, précisément une arme de poing telle que le pistolet automatique.
Toutefois, un garde du corps peut faire auprès du magasin d’armes de l’unité, un bon d’AKMS, dûment signé de lui-même et du député dont il assure la sécurité, dans le cadre d’une mission ponctuelle ou d’une situation particulière et momentanée, autrement dit, une mission ou une situation assortie de délai. L’arme devra être réintégrée à l’issue de la mission. Ces mesures sont prises dans toutes les formations militaires et ont toujours été en vigueur à l’Assemblée Nationale depuis la première législature jusqu’à maintenant.
La vérité des gardes du corps qui ont voulu garder indûment et de façon permanente ce type d’arme est purement militaire. C’est une affaire exclusivement militaire.
Les uns et les autres devront savoir que cette décision est en faveur des gardes du corps car elle les met à l’abri des risques de pertes et d’autres types d’avaries qui seront constatés sur les armes pour mauvaises conditions de maintenance et qui sont passibles de lourdes sanctions. Les gardes du corps seront les seuls à subir la rigueur des textes en vigueur ; Les « histoires » d’armes finissent toujours par la radiation des soldats ou par l’emprisonnement. L’armée dans ce domaine reste inflexible.
Pour conclure, je confirme qu’aucun garde du corps n’a été désarmé. Chacun d’eux est doté en permanence de l’arme qui convient à sa fonction.
Je vous inviterais donc, chers journalistes, à vous engager dans un effort sans cesse renouvelé de professionnalisme, de la quête permanente du perfectionnement et de la vérité.
Je vous inviterais à approfondir les investigations,à recouper vos informations, à vous rendre crédibles et à ne plus fonder vos écrits sur de fausses rumeurs, sur des inventions à des fins généralement inavouées.
Je rassure tous les députés, toutes tendances confondues, que leur sécurité est et sera toujours assurée dans les règles de l’art.
Je vous remercie
Rudolph Fagla


