Nous avions pensé un instant -ou peut-être étions nous dans ce monde idéal de nos rêves- que les humains avaient compris que la couleur, le sexe, la race, la religion et bien d’autres considérations subjectives ne pouvaient entrer en ligne de compte lorsqu’il s’agirait d’apprécier un Homme ! Hélas ! Les choses ne sont pas comme nous le souhaitons. Des individus continuent à croire dur comme un rocher qu’il existe des races subalternes vouées aux tâches d’esclaves et de lèche-cul du petit blanco ou du toubab pour reprendre les écrivains post-coloniaux. Marthin Luther King aurait-il existé pour rien après s’être sacrifié pour la défense de l’égalité des races ? John Kennedy et tous ces ardents défenseurs des droits humains et des libertés des peuples seraient-ils morts sans souvenir ? Comment comprendre qu’en plein troisième millénaire, des attardés parlent encore de ’sale négro’ pour désigner la race noire ? En vérité, c’est un fait regrettable pour l’humanité toute entière qui doit se lever comme une seule chair pour dire non au racisme, non à l’ethnocentrisme, non à la xénophobie et à tous ses avatars. En pleine mondialisation, des propos du genre sont tout aussi écœurants qu’outrageants et si le berceau de l’humanité devrait continuer à essuyer toutes ses calomnies, la nature elle même se chargera certainement de sa défense. Il est temps que tous les peuples du monde comprennent que la valeur d’un homme s’apprécie à l’aune de son être et non de son avoir.
Vital AHOTONDJI
