Selon la loi fondamentale qui guide le Bénin, voter les lois et contrôler les actions du gouvernement, telles sont les missions cardinales des députés. Ces élus du peuple doivent ensemble avec l’exécutif œuvrer pour le bien être et l’épanouissement des populations. Malheureusement on note que la présente législature excelle plutôt dans la politique politicienne. Les intrigues politiques, les calculs égoïstes, la défense des intérêts partisans et personnels ont pris le pas sur les intérêts du peuple béninois. Si tout le monde a déploré le fait que la session ordinaire et les cinq sessions extraordinaires qui se sont succédées cette année n’ont seulement servi de tribune qu’à du dilatoire, les députés n’ont apparemment pas compris là où le peuple les attend. Car l’ouverture de la sixième session extraordinaire a, une fois encore, été le théâtre des injures et des déballages inutiles qui font perdre du temps au Bénin et à son économie. Cette situation est due à la gestion politique de l’Assemblée Nationale. Pourquoi est-ce qu’on tient à destituer Le Président de l’Assemblée Nationale Mathurin Nago ? Où sont donc passés ces principes de dialogue et de consensus chers aux politiciens béninois ? Pourquoi les députés doivent toujours attendre les plénières pour montrer aux contribuables leurs amertumes et aigreurs ? Ce sont les compromis, les concessions et la recherche du consensus qui font marcher les choses. Le peuple en a visiblement assez de ce ping pong entre députés FCBE et G4, G13 et autres. Trop de problèmes agressent aujourd’hui le quotidien des Béninois, avec la crise alimentaire, le faible pouvoir d’achat, la flambée des prix de l’essence et du pétrole, les grèves perlées, bref cherté de la vie, et ils souhaiteraient que les politiques dépassent leurs divergences et les affrontements politiciens, pour concentrer leur énergie et leurs réflexions sur les moyens d’aider la population à faire face aux risques de précarité que la situation économique leur actuellement.
Il faudrait travailler à éviter les soulèvements que pourraient engendrer ces débats farfelus qui n’apportent aucune approche de solutions aux crispations et difficultés de vivre et qui accentuent la morosité de la tension politique. Le moment n’est donc pas propice à ces débats subsidiaires qui ne répondent pas aux préoccupations essentielles des béninois et béninoises. Il faut que chaque député y mette du sien pour qu’un pont naisse entre les dissidents. Pour les masses laborieuses béninoises, pour des centaines et des milliers de cadres africains et internationaux, c’est simplement un spectacle désolant. Les députés donnent l’impression d’être accrochés à leur ego comme un enfant à son jouet qui refuse de lâcher du lest. Pourquoi tant de violences inutiles ? Le peuple a soif d’un parlement qui défend sa cause et espère que les députés de cette législature le comprendront très tôt et mettront fin à leur politique politicienne qui aliène le Bénin.
Ulrich Vital Ahotondji



il faut un jour que la real politique prenne le pas sur la politique politicienne. car, ce serait dommage au regard des interets machiavéliques de la minorité sur la masse laborieuse.