Mardi dernier, à l’hôtel Novotel de Cotonou, le Ministre d’Etat chargé de la prospective, du développement et de l’évaluation de l’action publique Pascal Irené Koupaki a officiellement procédé à l’installation des membres de la Commission Nationale AD’Hoc de Gestion de la cherté de la vie au Bénin. Cette commission a, entre autres objectifs, de suivre l’évolution des prix des principaux produits sur les marchés Internationaux et sur le marché national en vue de proposer au Gouvernement des mesures idoines visant à maîtriser les prix intérieurs et à préserver le pouvoir d’achat des populations.
Créée par secret présidentiel N° 2008-399 du 22 juillet 2008, la Commission Nationale ad’hoc de gestion de la cherté de la vie a pour mission de proposer au Gouvernement une organisation efficiente de la distribution des produits de première nécessité assortie, le cas échéant de la réglementation y afférente ; de veiller à l’approvisionnement correct du territoire national en produit notamment de première nécessité ; de concevoir et mettre en œuvre une stratégie de communication sur le problème de la flambée des prix etc… Composée d‘une vingtaine de personnes, elle est structurée en trois parties : un comité national – des comités Départementaux ; et des comités communaux. Le comité National se réunit une fois par semaine, son président a pour nom Grégoire AKOFFODJI Ministre de l’industrie et du commerce. Pour le Ministre Koupaki, représentant le Chef de l’Etat, Maître de la cérémonie d’installation, il a rappelé aux membres les objectifs qui leur sont assignés. Par ailleurs, Pascal Koupaki n’a pas manqué de peindre cette crise alimentaire, qui selon lui est due à l’absence d’une politique de régulation des marchés de céréales, tubercules et légumineuses ainsi que d’une politique hardie de transformation et de conservation. Cette crise a-t-il expliqué constitue une menace pour le Bénin car elle pourrait conduire, si on n’y prend garde, à un recul de la contribution du secteur agricole à la nouvelle dynamique de développement, à une décélération de la croissance, à la dégradation de l’équilibre macroéconomique et à des conséquences sociales qui se traduiraient par une remise en cause des résultats des efforts d’assainissement consentis depuis avril 2006.
Maliki Lalèyè


